ven. Déc 13th, 2019
Air France – KLM a enregistré une baisse de ses résultats

Airbus A380 Air France © Hugo Possamaï

Air France, grève en courte finale

Air France sera bien en grève à la fin du mois, il semble assez peu probable qu’un compromis permette de sortir de la crise d’ici là.

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Hôtesse de l'air en service
Hôtesse de l’air Air France © Air France

Air France sera bien en grève à la fin du mois, il semble assez peu probable qu’un compromis permette de sortir de la crise d’ici là. Après plusieurs heures, sept pour être précis, de discussion aucun accord entre la direction et les représentants syndicaux des hôtesses de l’air et des stewards n’a été trouvé.

Gilles Gateau, DRH d’air France a indiqué :

C’est le moment de vérité. Nous cherchons une sortie car la volonté est de sortir de cette perspective de grève. Mais pas à n’importe quel prix !

Le SNPNC et l’UNSA sont les deux syndicats qui ont décidé d’aller à la grève pendant le chassé-croisé des vacances. Les syndicats souhaitent que l’accord collectif qui définit leurs conditions de travail soit signé pour 5 ans et non pour 1 an et demi comme la direction souhaite le faire actuellement. Le SNPNC estime que la direction désire juste passer le cap de la présidentielle de 2017 pour avoir les mains plus libres pour imposer des conditions beaucoup moins favorables par la suite.

Gilles Gateau a répondu à cette hypothèse du SNPNC :

Cela n’a rien à voir avec l’élection présidentielle, rien à voir avec la loi El Khomry. Il faut seulement que les engagements que l’on prend soient soutenables, par beau temps mais aussi si le temps change, même si personne ne le souhaite.

La grève aura sans doute lieu d’ici une semaine mais il y a peu de chance qu’elle soit longue et qu’elle ne perturbe le trafic d’Air France très longtemps, les hôtesses de l’air et stewards n’ont pas les mêmes moyens que les pilotes et ne peuvent se permettre de perdre beaucoup de jours de salaire dans un conflit long…

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10 thoughts on “Air France, grève en courte finale

  1. Vous faites erreur dans l’article.
    C’est le SNPNC et l’UNSA. (Pas l’UNAC qui est le seul syndicat responsable et qui accepte de negocier depuis toujours, sans faire la politique de la chaise vide comme l’ont fait l’UNSA et le SNPNC…)

  2. Et après sa va se plaindre que Air France fera faillite, pfff bande de feignants vous savez pas la chance que vous avez d’avoir le métier de steward. Moi je pourrais que postuler à partir de février et je vois déjà que sa va être galère de trouver un poste dans une compagnie aérienne. Mais tant mieux finalement aux Emirats et aux Qatar ils recrutent bien mieux avec des atouts non-négligeable.

  3. C’est quoi les atouts chez Emirates, va voir chez eux, on en reparlera dans un an. Ce n’est pas parce que beaucoup de PNC acceptent de travailler dans des conditions de M…. que chez AF, on doit faire pareil. Si c’est pour que les conditions se dégradent au niveau des low cost alors que la boite coule car ce métier ne m’intéressera absolument plus du tout.

  4. Dans vos commentaires vous semblez généraliser.
    Tous les PNC ne seront pas en grève loin de là.
    Et beaucoup se sentent concernés par l’avenir de la compagnie et effectueront donc leurs vols, à commencer par moi.

  5. Quelle tristesse cette grève.

    Moi qui était finalement persuadé, par les dernières conversations eues dans les galleys ou au sol, que les PNC AF étaient devenus raisonnés et montrant même l’exemple aux pilotes… Ils s’avèrent décevants !

    Cela démontre à quel point les PNC ne saisissent pas la situation économique dans laquelle l’entreprise se trouve. La baisse du carburant, illusoire, est la seule chose qui peut maintenir à flot en 2016 « hors grève ». Mais une grève en pleine pointe été et surtout dans le contexte actuel est totalement dolosif.

    – Le moyen courrier AF souffre cruellement, surtout depuis les attentas car PARIS en tant que destination est en chute libre depuis les marchés étrangers
    – Le faible coût du fuel entraîne l’effet pervers d’une mise en ligne de capacités supplémentaires gigantesques de nos concurrents.
    – Dans un contexte économique mondial et notamment européen morose, ces capacités sont asymétriques à la demande faible et entraîne une guerre des prix presque partout

    Pour pouvoir lutter contre nos concurrents ils faut pouvoir dégager un résultat d’exploitation qui à minima permette de renouveler la flotte ===> On ne parle même pas de faire grossir la taille de celle-ci, ni de rétribuer les actionnaires.

    Messieurs et Mesdames les PNC, à vos responsabilités.

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