8 décembre 2021
Boeing 737 de Ryanair

Boeing 737 Ryanair © Ryanair

Ryanair et actionnariat post-brexit

Ryanair a confirmé qu’elle quitterait la Bourse de Londres le mois prochain pour se conformer aux règles de l’actionnariat de l’UE

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Ryanair a confirmé qu’elle quitterait la Bourse de Londres le mois prochain. Cela afin de se conformer aux règles de l’actionnariat de l’UE qui ont frappé l’industrie du transport aérien après le Brexit.

Cette décision mettra fin à la cotation du transporteur irlandais sur le LSE. C’est un des exemples les plus clairs de la façon dont la sortie du Royaume-Uni de l’UE a affecté les marchés des capitaux de Londres.

Ryanair a averti plus tôt ce mois-ci qu’elle envisageait de quitter le LSE en raison des règles de l’UE Ces dernières exigeant que les compagnies aériennes soient détenues et contrôlées par des ressortissants européens, de la Suisse, de la Norvège, de l’Islande ou du Liechtenstein.

La compagnie aérienne a interdit aux particuliers non européens d’acheter des actions de la société pendant près de 20 ans. En janvier elle a étendu cette mesure aux institutions et aux particuliers au Royaume-Uni. Cela fait suite à la décision de sortir de l’UE.

Vendredi, Ryanair a déclaré s’attendre à ce que le dernier jour de négociation de ses actions cotées à Londres soit le 17 décembre. Bien que la principale cotation de la compagnie aérienne soit sur Euronext à Dublin, Londres a longtemps été un marché plus liquide que Dublin pour ses actions.

Cependant, le volume de ses actions négociées sur le LSE a chuté depuis janvier. Il ne représente désormais que 10% du total, selon les calculs de Mark Simpson, analyste aéronautique chez Goodbody.

Ryanair a indiqué hier, vendredi 19 novembre :

Le volume des échanges d’actions à la Bourse de Londres ne justifie pas les coûts.

Ryanair

Les actionnaires britanniques qui détenaient des actions Ryanair avant janvier ont pu conserver leurs participations. Cependant ils ne sont pas autorisés à assister ou à voter aux assemblées annuelles. Cependant le transporteur a eu du mal à empêcher les nouveaux investisseurs britanniques d’entrer.

Ryanair a dû éjecter certains actionnaires britanniques en septembre par la vente forcée d’un million d’actions après leur achat dans la société pour se conformé aux règles de l’actionnariat.

Mark Simpson, concernant les investisseurs britanniques qui possédaient les actions avant que la Grande-Bretagne ne quitte l’UE, a indiqué :

Les [actionnaires] britanniques peuvent continuer à détenir s’ils le souhaitent, mais devront désormais vendre via Euronext s’ils le souhaitent.

Mark Simpso

Ryanair n’est pas la seule

Ryanair est l’une des nombreuses compagnies aériennes qui ont été contraintes d’apporter des modifications à la structure d’entreprise. Cela afin de se conformer aux règles de l’actionnariat des compagnies aériennes afin de protéger leur capacité à voler librement au sein de l’UE après le Brexit.

Wizz Air a également supprimé les droits de vote des actionnaires britanniques. De son côté easyJet a créé une compagnie aérienne basée à Vienne pour mener à bien ses opérations européennes. Le propriétaire de British Airways, International Airlines Group, une société anglo-espagnole, n’a pas divulgué la répartition de son actionnariat. Cependant les régulateurs espagnol et irlandais ont déclaré qu’il se conformait aux règles de l’UE.

Michael O’Leary, directeur général de Ryanair, a déclaré au Financial Times plus tôt ce mois-ci qu’il s’attendait à ce que Bruxelles examine attentivement si les entreprises se conforment aux règles dans les mois à venir. Il a indiqué :

Les autorités de l’UE, je pense en particulier les Français ou les Allemands, vont adopter une position très ferme sur l’appropriation de l’UE.

Michael O’Leary

Les petites compagnies aériennes et les opérateurs de fret qui exploitent des vols non réguliers ont subi beaucoup plus de perturbations que les grandes compagnies aériennes de passagers. Ils doivent désormais demander des permis chaque fois qu’ils volent dans un pays de l’UE.

Les pilotes britanniques ne sont également plus en mesure de piloter des avions immatriculés dans l’UE. Ils doivent faire une conversion coûteuse en licence européenne.

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