sam. Déc 7th, 2019

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Bases provinces, c’est fini…

A vous mes chers collègues, tous pilotes d’Air France,

Les négociations relatives à l’évolution de l’accord Bases Province n’ont pas abouti. C’est à la fois une grande déception et une incompréhension pour nous tous.

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Air France Airbus A320 © Aeroworldpictures
Air France Airbus A320 © Aeroworldpictures

Courrier reçu par les PNT d’Air France :

A vous mes chers collègues, tous pilotes d’Air France,

Les négociations relatives à l’évolution de l’accord Bases Province n’ont pas abouti. C’est à la fois une grande déception et une incompréhension pour nous tous.

Vous le savez, le modèle tel qu’il a été construit en 2011 n’a jamais trouvé son équilibre économique et les diverses adaptations mises en œuvre n’ont pas permis de rétablir la situation.

La réalité économique d’Air France, les résultats du moyen-courrier et en particulier sur les Bases Province, nous obligent à réagir.

Il est maintenant nécessaire de modifier le modèle.

J’ai toujours affiché ma volonté de maintenir les pilotes en bases.

Vous, pilotes « des bases provinces », avez su défricher cette exploitation particulière et développer un modèle humain et opérationnel très performant. Vous avez fait preuve d’un engagement personnel sans faille.

C’est la raison pour laquelle, depuis plusieurs mois, l’ensemble des équipes de la DGOA explore toutes les pistes pour restaurer la rentabilité de cette exploitation tout en permettant aux pilotes de rester basés.

J’entends certains affirmer que l’issue était courue d’avance.

Non, la direction n’a pas décidé « depuis le début » de fermer les bases. C’est tout le contraire. Cela fait plusieurs mois que nous laissons des pilotes au mini garanti à Toulouse et Marseille parce que nous avions l’espoir d’une issue favorable qui soit équitable pour tous, basés ou parisiens.

En parallèle, le programme a travaillé sur la restructuration complète de notre réseau court-courrier HOP-Air France afin de répondre à la demande du marché : il apparaît désormais beaucoup plus pertinent de mixer nos lignes afin d’offrir, sur chaque vol, le module le plus adapté.

Ces travaux ont permis d’aboutir, après plusieurs réunions de négociation avec les Organisations Professionnelles, au projet d’avenant qui a été ouvert à la signature le 7 mai dernier (voir pièce jointe ci-dessous)

L’alignement sur les règles parisiennes (exploitation des 321, rotations avec découchers,… etc) nous aurait permis de redistribuer intelligemment l’activité, de gagner en agilité et d’améliorer la performance économique de l’ensemble du moyen-courrier. Ces effets auraient bénéficié à tous les pilotes. Nous avons par ailleurs proposé une garantie sur la proportion d’activité entre HOP et Air France sur l’ensemble du réseau court et moyen-courrier.

La demande des Organisations Professionnelles consistant à disposer d’un droit de regard sur l’affectation des lignes entre Air France et HOP est inacceptable. Les décisions relatives à l’utilisation de notre flotte, l’évolution de notre programme et les adaptations commerciales sont de la responsabilité de la Compagnie.

Nous sommes arrivés au bout de l’exercice. Les syndicats représentatifs des Pilotes ont décidé de ne pas signer cet avenant.

Nous allons donc être contraints de devoir fermer les bases en octobre prochain.

C’est avec un sentiment de gâchis que le projet Bases province se termine.

Je remercie sincèrement tous les pilotes qui ont participé à ce projet.

Depuis 2009, nous travaillons ensemble et vous savez que jamais je ne permettrai que des pilotes soient sacrifiés, comme cela a été écrit.

Il nous appartient maintenant de nous tourner vers l’avenir.
L’avenir des pilotes d’Air France est l’avenir d’Air France

Amicalement.

Eric Schramm
Directeur Général Adjoint Opérations Aériennes – CDB 777

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4 thoughts on “Bases provinces, c’est fini…

  1. Ce que cache ce courrier, c’est le refus des organisations professionnelles de signer l’avenant au contrat Base Province… Les voilà devant leurs responsabilités : valait-il mieux permettre aux employés de rester en province en échange d’une réorganisation du réseau MC entre Hop! et Air France ou refuser dogmatiquement toute possibilité à l’entreprise de gérer son réseau avec souplesse, obligeant de facto de nombreuses personnes à venir prendre leur service à Paris ?
    L’avenir le dira.

  2. Etrange en effet.
    Rapatrier les PN provinciaux et recommencer à payer :
    – des nuits d’hotel,
    – des indemnités repas,
    – des transferts etc…

    et les faire travailler aux conditions parisiennes (mieux disantes) c’est sur que l’échec est là, il n’était pas sur les bases provinces !

  3. « Le SNPL entend dès lundi faire de nouvelles propositions «pour sortir de l’impasse», «éviter une fermeture drastique des bases province» et pour que «les pilotes et les personnels navigants ne soient pas lésés»

    A suivre…

    Cela dit, cela fait 3 ans que l’on peut lire, ici ou ailleurs que les bases ferment. cela arrivera sans doute un jour, et je subodore que ce jour là, certains diront : on vous l’avait bien dit…

  4. Arf ! Après avoir dit « Niet », voici que le SNPL se rend compte de la m…de dans laquelle il met ses adhérents et zou, retour en arrière !!! Décidemment, ce bureau ne restera pas dans les annales, sauf pour le nombre de vestes qu’ils laissent sur le porte-manteau lol.

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