5 août 2020
A380 face

Air France AF066, l’enquête commence

L’Airbus A380 d’Air France qui effectuait le vol AF066 et qui a perdu son moteur numéro 4 en vol fait l’objet de toutes les attentions.

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Moteur A380
Moteur Airbus A380 © DR

L’Airbus A380 d’Air France qui effectuait le vol AF066 et qui a perdu son moteur numéro 4 en vol fait l’objet de toutes les attentions. Selon certaines sources les causes de la destruction en vol de ce moteur pourraient être connues d’ici la fin de semaine.

C’est en croisière que le moteur a littéralement explosé. A cette altitude il n’a sans doute pas ingéré un corps étranger comme cela peut se produire en phase de décollage ou d’atterrissage. Au vue des photos et témoignages qui ont circulé peu après l’venet il apparait que ce dernier a été assez violent. Le moteur numéro 4 a perdu sa soufflante, les lèvres de carénage ont disparues, le bord d’attaque de l’aile a été fortement endommagé et une partie des aubes du compresseur se sont volatilisées.

Les enquêteurs du BEA et les experts dépêchés par Airbus sont arrivés à Goose Bay pour les investigations. L’Airbus A380 est doté de nombreux capteurs et l’étude des enregistrements moteur devrait permettre de connaitre rapidement la cause de cet incident.

Airbus n’a pas décidé de clouer au sol les autres appareils équipés du moteur EA GP7200. Ce moteur est en activité depuis déjà pas mal de temps sans n’avoir jamais eu ce type de problème, sans doute un cas isolé…

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3 thoughts on “Air France AF066, l’enquête commence

  1. Je fais un pari : explosion du disque qui supporte les aubes de fan.

    Cet incident pose néanmoins un très gros problème : la certification exige que lors d’un « grave dommage » moteur, les pièces qui se détachent restent contenues dans l’enceinte du réacteur (ses capots). Pour le moins qu l’on puisse dire, ça n’a pas été le cas ici puisque le grave dommage a entraîné l’arrachement total des capots de fan. On imagine si des morceaux étaient allés perforer le fuselage (dépressurisation et risque vital pour les passagers au droit du moteur), les réservoirs (fuite carburant et/ou problèmes électriques et/ou problèmes hydrauliques)… C’est pourquoi Airbus prend l’incident très au sérieux.

    Si on aborde les choses sur un angle plus philosophique, je pense qu’on s’approche de nos limites à fabriquer des moteurs toujours plus gros. C’est pour ça que l’A380 est un quadrimoteur (et pas un bimoteur), et c’est pour ça que je pense qu’on aura du mal à produire des avions plus gros sans réinventer le concept de l’avion tel qu’il existe aujourd’hui.
    L’A380 est « trop » : trop gros, trop grand, et sans doute trop tôt…

    1. En fait, a partir du moment ou un moteur ne fonctionne plus, et ce quelle que soit la raison, un pilote dira « on a perdu le moteur ». Cela vient du fait que le moteur ne délivre plus de poussé, on perd la puissance, la poussé…

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