dim. Août 18th, 2019

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Brexit, lourdes conséquences pour le transport aérien ?

Les compagnies aériennes ont été fortement impactées sur les places de marché hier suite à la décision des britanniques de quitter l’Union Européenne.

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Les compagnies aériennes ont été fortement impactées sur les places de marché hier suite à la décision des britanniques de quitter l’Union Européenne. Air France – KLM a plongé de 10%, IAG de 26.80%, easyJet de 14.3%, Ryanair de 10% ou encore Lufthansa de 9.1%. Pas une bonne journée pour le secteur. Les bourses ont toutes dévissé, Paris -8%, Londres de 2.8% (plus de 10% en dollar), Francfort -6.8%, Milan et Madrid finissent à plus de 12% de pertes.

Les compagnies aériennes vont subir de plein fouet la chute de la livre sterling. Elle a perdu plus de 10% de sa valeur face au dollar Les achats (pétrole, location des avions, achat des avions…) se faisant pour la plupart en euro ou en dollar cela va avoir un impact important sur les résultats. De plus, les ressortissants de sa Gracieuse Majesté vont voir leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil, les séjours en Europe vont être plus onéreux et certains n’auront tout simplement plus les moyens. (NDLR : comme dit notre freerider de l’équipe : «  la montagne sans les anglais ça va être super ! »)

Le point qui, selon certains, va être le plus tendu et le plus risqué pour les compagnies aériennes britannique concerne les droits de trafic. Le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Europe et ne peut donc continuer à profiter du ciel ouvert européen. Plus de base en dehors du Royaume-Uni, plus de vol entre des pays de l’Europe sans passer par sa base, plus de possibilité de détenir plus de 49% du capital d’une compagnie aérienne européenne… IAG devrait revendre ses parts dans Iberia !

easyJet a déjà demandé au gouvernement britannique de négocier pour garder les avantages de ce marché européen et a adressé un courrier aux autorités du Royaume-Uni :

La priorité sera d’accélérer le dialogue entre le Royaume-Uni, les Etats membres de l’Union Européenne et leurs régulateurs afin de garantir que le Royaume-Uni continuera à faire partie du marché unique du transport aérien européen. Ceci permettrait aux compagnies européennes de voler librement au sein du Royaume-Uni ainsi qu’entre l’Europe et le Royaume-Uni et aux compagnies aériennes du Royaume-Uni de voler librement en Europe, comme aujourd’hui.

Pour easyJet ce n’est pas si terrible car elle possède une immatriculation en Suisse et la Suisse a déjà accès au ciel européen, pour Ryanair ils sont irlandais donc ce n’est pas leur problème.

Le Brexit va entrainer une profonde mutation du transport aérien au Royaume-Uni et les modèles économiques les moins performants risque fort de ne pas tenir face à l’impact et contrairement à ce que certains semble espérer, cela ne sera pas profitable aux majors qui n’ont pas la même cible, un britannique qui ne pourra pas se payer un billet chez easyJet ne basculera pas chez Air France et ce même si easyJet devait disparaitre, on se demande à qui cela profite…

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21 thoughts on “Brexit, lourdes conséquences pour le transport aérien ?

  1. @thibaud
    Il semble que vous ayez loupé un épisode Thibaud.

    Sauf votre respect il vient juste de se passer un truc : le vote qui fait sortir le R.U de l’Europe. Donc le ciel ouvert européen s’applique aux pays…européens. Le Royaume Uni vient juste de sortir de cette Europe.
    Vous comprenez ?

    J’aimerais connaître vos sources quant à la non réversibilité du ciel européen. Un pays sort de l’Europe et tous les accords liés sont caduques à plus ou moins long terme. Il faut donc les renégocier. Et les anglais seront très vigilants sur ce point.

    En revanche JC Junker (commission européenne ) à déclaré que le Brexit n’était pas un divorce à l’amiable. Ambiance !
    Normal si l’Europe ne veut pas d’autres référendums sous peu…

    Concernant la filiale en Suisse ce sera en effet une porte de secours , il faudra juste éclaircir les conditions d’imposition qui risquent de faire mal a EasyJet entre la Suisse et le Royaume Uni, il y a un gouffre en matière fiscale..

    Les anglais ne pourront pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémiere. Et cela va bien plus largement au delà du ciel européen.

  2. Je ne partage pas votre avis les Accords de Marché Unique s’écroulent ipdo facto avec ce retrait….renseignez vous d! d’abord….

  3. McCall fait comme tous les grands patrons… inutile de dire que le gouvernement anglais va avoir du pai’ sur la planche.
    À commencer par la City qui pèse bien plus que tout !

    Chaque patron n estime que son secteur est prioritaire… c’est de bonne guerre…

    1. Quoi qu’il en soit c’est que le ciel europeen dans sa version actuel n’est pas garanti contrairement a ce que dit Thibaud…

  4. @amrane
    Pour la Norvège, qui n’est pas dans l’Union, cela a été négocié.
    Tout est possible si c’est négocié.
    C’est le caractère automatique et irréversible que défendait Thibaud qui est erroné.
    Par ailleurs, si les membres de l’UE estiment que Nirvegian va trop loin en faisant du dumping social (PNC Thaï ou Philippins) il est possible de revoir les accords.

  5. Pour mettre tout le monde d’accord: Ryanair pourra-elle encore faire de Tours-Londres, Bruxelles-Londres etc..? il me semble que les Anglais disposeront là, et ailleurs d’une marge de négociation importante…et Londres est le hub le plus important de la zone, n’est-il pas????

  6. @Gehane :

    Ryanair est Irlandaise, donc elle reste Européenne.

    EasyJet est Anglaise, donc dans les faits ce n’est plus une compagnie Européenne.

    Vous ne pouvez donc pas dire que les anglais disposeront d’une marge de négociation avec Ryanair puisqu’elle n’a pas la même nationalité.

    En revanche, il y aura des accords nécessaire entre EasyJet et les pays Européens, afin qu’elle puisse continuer à voler sur le continent avec son système de base (pour faire des vols entre européens).

    Faute d’accord (ce qui est impossible) cette compagnie devrait cesser toute activité qui concerne son secteur basé en Europe.

  7. Et si je relis votre message vous pensiez peut être aux Anglais pour voyager uniquement au départ d’Angleterre…
    C’est pareil, ce seront des accords entre Irlande et Angleterre.

    Mais le problème n’est pas tellement les anglais qui se déplacent et qui ne représentent pas la majorité des clients mais tous les européens qui ne pourraient voyager sur EasyJet pour faire du Paris / Milan par exemple.

  8. On annonce que. easyJet cherche à obtenir un CTA, et da CEO Carolyn Mac Call n!exclut pas la contrainte de changement de siège de la Cie dans un pays de l’UE……Voilà un premier exemple vivant d’une incidence directe d’un J BREXIT sur le Transport Aérien et le Marché Unique qui dément ceux qui denient les incidences prévisibles….

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