20 octobre 2021
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Hôtesse de l'air Corsair © Corsair

Peut-on sauver le pavillon français ?

2015 a vu le transport aérien mondial gagner 6.5% quand la France a vu une augmentation de trafic de seulement 3.5%.

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Boeing 747-400 Corsair © Aeroworldpictures
Boeing 747-400 Corsair © Aeroworldpictures

2015 a vu le transport aérien mondial gagner 6.5% quand la France a vu une augmentation de trafic de seulement 3.5%. Pendant des années les acteurs du transport aérien français n’ont pas voulu voir l’évolution qui frappait à la porte et ont complètement raté le départ du low-cost et de l’évolution globale du secteur et du marché.

Transavia tente de résister mais, avec si peu d’avions, comment envisager de contrer easyJet et autres compagnies aériennes low-cost qui poursuivent leurs implantations respectives sur le territoire français ? Les compagnies aériennes françaises n’arrivent pas à attirer les clients qui, faute d’offre adaptée, volent sur les compagnies aériennes étrangères. Le dernier rapport de la DGAC à ce sujet est des plus clairs. « En part de marché, le lent effritement du pavillon français s’est poursuivi en 2015 (-0,5 point en pax, -0,2 point en PKT), avec une quasi stabilité à l’international mais une baisse un peu plus marquée sur le marché intérieur (-0,5 point en pax, -0,3 en PKT) ».

Pour contrer ces déferlantes le pavillon français rêve de la mise en place des propositions contenues dans le rapport Le Roux, baisses de charges, exonérations de taxes et autres mesures pour soutenir le secteur et le pavillon français. Dans le même temps le pavillon français se bat contre les compagnies aériennes du Golfe et, au sein de l’association E4FC, demande la fin des aides aux compagnies aériennes afin de stopper le développement des compagnies aériennes du bac à sable. Dans un des derniers documents publié on peut lire que les signataires, les états, ne doivent pas mettre en place des subventions, des aides, des exonérations de taxe…

Le pavillon français doit donc se battre contre des low-cost européennes hyper agressives et disposant d’un modèle économique rentable couplé à une flotte récente et sûre d’un côté et, de l’autre, a des compagnies aériennes sponsorisées par les états dont la qualité du service sur long-courrier est souvent prise comme référence.

Le pavillon français a-t-il les outils, la capacité, la possibilité ou même juste l’envie de se battre, cela reste à prouver et l’avenir nous le dira sans doute après les élections de 2017.

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2 thoughts on “Peut-on sauver le pavillon français ?

  1. Je redis ce que j’ai toujours dit, même si ça m’a déjà valu de me faire insulter :
    Les compagnies qui marchent sont celles qui ont un système social et/ou fiscal avantageux. Dans ce contexte, Air France (pour ne parler que de ce que je connais bien), n’a que peu de chance de réussir à grandir. Il est bien gentil de dire que les employés gagnent trop, mais ça cache la vérité : ils coûtent trop ! A cause des charges importantes qui pèsent sur le travail notamment. C’est bien gentil de nommer DRH un politique si dans le même temps on ouvre grand les portes de notre marché à des compagnies (Qatar, Emirates) qui ne payent pas le pétrole, ne publient pas de bilan (pour qu’on ne sache pas qu’elle sont subventionnées) et ont des contrats sociaux qui n’ont rien de commun avec les nôtres.
    Le rapport Le Roux n’est que le tout début d’une solution et il n’est toujours pas (majoritairement) appliqué et pris en compte. Je pense que tôt ou tard, une partie des emplois sol de support quitteront le sol Français pour aller à Amsterdam ou ailleurs. On assiste déjà à la délocalisation de pas mal de métiers vers des pays d’Europe Centrale… Ceux qui resteront (personnel des escales et personnel navigants) devront résister sans cesse à une pression sociale qui vise à ce que le « Brut employeur » se rapproche de ce que supportent EasyJet, Qatar, Emirates. Sauf que, du coup, le « Net employé » deviendra nettement inférieur à la moyenne du marché et déconnecté du pays dans lequel nous vivons. Tout ça parce que les salariés feront les efforts que les politiques n’ont pas voulu faire !

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