jeu. Nov 14th, 2019

Boeing 747 Air France © Mzelle Laure

Air France, ponctualité plutôt que sécurité ?

La question mérite d’être posée si l’on en croit le témoignée sur Facebook d’une hôtesse de l’air de la compagnie aérienne Air France. Dans le cas présent on parle d’une hôtesse de l’air avec de la bouteille, de l’expérience et plusieurs milliers d’heures de vol à son actif (mais pas un vieux machin non plus !).

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Boeing 777 d'Air France
Boeing 777 Air France © AeroWorldPictures

La question mérite d’être posée si l’on en croit le témoignée sur Facebook d’une hôtesse de l’air de la compagnie aérienne Air France. Dans le cas présent on parle d’une hôtesse de l’air avec de la bouteille, de l’expérience et plusieurs milliers d’heures de vol à son actif (mais pas un vieux machin non plus !).

Les règles de sécurité imposent l’emport de gilet de sauvetages. Nous n’allons à rentrer plus en avant dans le pourquoi du comment, de toute façon c’est une loi donc… Voilà donc notre hôtesse qui, lors de sa check sécurité, se rend compte qu’il manque un gilet adulte dans sa dotation. La demoiselle en informe immédiatement sa CCP (Chef de Cabine Principal, big boss en cabine !) qui, ô miracle, lui indique en avoir un de plus à l’avant !

Voici donc notre hôtesse traversant son joli Boeing 777 pour aller chercher son gilet mais, catastrophe, le sachet de protection est déchiré et, donc, ce gilet n’est tout simplement pas conforme. Elle le fait remarquer à sa chef qui lui répond : « ouais je sais selon le MSS en effet mais bon on ne va pas mettre un avion en retard pour un gilet….. ». OK, la règlementation passe donc après la ponctualité des vols… Pas grave ce dit notre hôtesse et elle fonce voir son CC (Chef de Cabine, sous-chef quoi !) qui lui dit la même chose et lui fait remarquer que, de toute façon, le vol n’est pas plein ! Le CC est perspicace, c’est pour cela qu’il est CC ! Mais le CC ne connait pas les remplissages du vol retour et donc ne sait pas si ce gilet en moins va mettre l’équipage suivant dans l’embarras ou non…

Pendant l’embarquement elle réalise qu’elle a une PMR (Personne Mobilité Réduite) au niveau de ses issues. Évidement c’est totalement interdit et tout le monde le sait. En fin non, pas tout le monde, pas le CC qui lui répond via l’interphone quand elle le prévient « Attends, je vérifie dans le MSS (Manuel Sécurité Sauvetage, la bible quoi)…

Alors évidement il n’y a pas mort d’homme, un gilet ça sert à rien car il n’a y jamais eu de survivant dans les cas de crash en survol maritime… Mais quand même, faire l’impasse sur des règles de sécurité pour ne pas partir en retard est-il vraiment une bonne idée ? Le programme D0 est il plus important que la sécurité des vols ?

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11 thoughts on “Air France, ponctualité plutôt que sécurité ?

  1. Hallucinant, comme toujours les PN AF ont le don pour faire pousser un arbre qui cache la forêt. une écrasante majorité d’entre eux ne connaissent pas leur MSS et GEN OPS, ne mettent à jour leur documentation que la semaine précédente l’examen de validation des connaissances et sont à la peine pour l’obtenir…. Il n’y a pas si longtemps ces examens étaient passés avec la documentation en main et la série de questions potentiellement posées à l’examen à la connaissance de tous et toutes…

  2. @Cette hôtesse :

    L’emport de gilets adultes supplémentaires n’est pas requis par la règlementation. Il s’agit de gilets adultes SUPPLEMENTAIRES et il peut donc en manquer puisque chaque passager à son gilet sous ou dans son siège.
    Avant de crier au loup, cette hôtesse aurait pu vérifier cette information dans son MSS.

    Pour les issues, effectivement, il arrive qu’il y ait des bugs, c’est donc au PNC de corriger et de déplacer une PMR, une maman et son bébé ou autre qui aurait été placée aux issues.

    Alors non le programme ponctualité ne surpasse pas la sécurité.

    C’est notre métier, et cette hôtesse, au lieu de tirer à boulets rouges sur la hiérarchie, aurait pu se renseigner et donner corps à sa principale mission : assurer la sécurité des passagers.

  3. @La rédaction :
    En effet, PNC CONTACT est un relai d’information, il n’y a donc pas à juger.
    En revanche, s’il s’agit de votre amie, dites lui de regarder son MSS sur les gilets supplémentaires, car là pour le coup, c’est elle qui n’est pas très pro.
    (pas plus que le CC si c’est avéré concernant une personne à mobilité réduite aux issues).

  4. C’est un peu facile de jeter le discrédit sur toute une population en utilisant un incident isolé qui reste à prouver. Tout ce que je peux dire, c’est que lorsque un événement grave se produit, le PNC d’AF est à la hauteur ( accident Toronto).

  5. Après vérification, je confirme que les CCP/CC de ce vol ont raison.
    En effet, le document de référence pour savoir si un avion peut partir avec des équipements manquants ou en panne est la MEL (Master Equipment List). La MEL dit bien que les gilets supplémentaires ne sont pas requis pour le vol.
    Par ailleurs, comme déjà dit dans d’autres commentaires, le MSS précise également que la seule contrainte est qu’il y ait un gilet par passager (et non pas pas siège), et que les gilets supplémentaires sont là pour permettre de pallier à un manque ponctuel (les gilets sont parfois volés ou dégradés).

    Cette hôtesse est allé un peu vite en besogne et je regrette que l’information soit publiée ainsi, laissant penser que AF peut arbitrer la ponctualité contre la sécurité. D’autant plus que la rédaction avait les moyens de faire confirmer l’information… 😉

    Air France n’a donc pas arbitré la ponctualité au détriment de la sécurité.

    Je rajoute que AF considère un gilet comme INOP si son sachet de protection est déchiré (les soudures lâchent fréquemment), ce qui va au-delà des spécifications du constructeur.

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