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Le transport aérien dans le vert

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L’Association internationale du transport aérien (IATA) a relevé ses estimations de résultats pour le transport aérien mondial pour 2010. Pour la première fois depuis 2007, le secteur va afficher des bénéfices.

Vent d’optimisme sur l’aérien. L’Association internationale du transport aérien (Iata), qui représente 230 companies aériennes comptant pour 93% du trafic aérien mondial, a revu en nette hausse ses prévisions de résultats pour le secteur, estimant que celui-ci allait renouer avec les bénéfices cette année, notamment grâce à ses efforts de «réduction des coûts et de restructuration», mais aussi à la faveur de la reprise économique.

L’association s’attend désormais à ce que les compagnies aériennes mondiales enregistrent un bénéfice de 2,5 milliards de dollars en 2010, a-t-elle déclaré lors de son assemblée générale à Berlin ce lundi. En mars, elle tablait sur une perte de l’ordre de 2,8 milliards de dollars. Avec une perte de 9,4 milliards de dollars, 2009 a été la pire année qu’a connu l’industrie.

Fort rebond du trafic aérien

«L’économie mondiale sort des profondeurs de la crise financière bien plus rapidement que prévu. Les compagnies aériennes profitent du fort rebond du trafic et reviennent dans le vert», a déclaré le directeur général de l’Iata, Giovanni Bisignani. «Il s’agit des premiers bénéfices depuis 2007», a-t-il souligné. Selon l’association, le trafic aérien devrait bondir de 7,1% cette année.

En conséquence, les recettes globales du transport aérien devraient atteindre 545 milliards de dollars en 2010, contre une prévision de 522 milliards en mars dernier. Une performance bien supérieure aux 483 milliards enregistrés en 2009, mais toujours en deça des 564 milliards de recettes de 2008.

«Nous pensions qu’il nous aurait fallu au moins trois ans pour rattraper la perte de 81 milliards (14,3%) de recettes dont nous avons souffert en 2009», a ajouté Giovanni Bisignani, estimant que le secteur aérien a retrouvé «ses niveaux d’avant la crise» à 75%.

L’Europe seule dans le rouge

Le directeur général de l’Iata ne s’emballe pourtant pas. Avec une marge de 0,5%, «nous sommes loin d’une rentabilité durable», a-t-il prévenu. D’autant plus que l’embellie annoncée est loin de concerner l’industrie dans sa globalité. «L’Europe, avec une économie faible, sera la seule région à être dans le rouge avec 2,8 milliards de pertes», a encore averti le directeur général.

L’Asie-Pacifique affichera la plus belle performance, avec 2,2 milliards de bénéfices, suivie de l’Amérique du Nord (1,9 milliards de dollars), l’Amérique Latine (900 millions de dollars), le Moyen-Orient (100 millions de dollars), et l’Afrique (100 millions de dollars). «L’industrie reste fragile», a insisté Giovanni Bisignani, pointant les risques liés à la conjoncture économique, aux grèves des personnels navigants, comme celles qui ont perturbé les activités de la compagnie britannique British Airways en mai, ou encore aux catastrophes naturelles.

Optimisme «prudent»

Ainsi, le trafic aérien a été paralysé en avril et en mai en raison des cendres volcaniques venues d’Islande. Quelque 100.000 vols ont dû être annulés en six jours. «Le volcan a coûté 5 milliards à l’économie représentant une perte de plus de 1,8 milliard de chiffre d’affaires», a indiqué Giovanni Bisignani. Lors de la conférence de l’Iata, Wolfgang Mayrhuber, le patron de la compagnie aérienne allemande Lufthansa, a demandé à l’Union européenne que des «dédommagements» soient accordés aux transporteurs européens pour combler ces pertes de chiffre d’affaires. «Nous avons été forcés à rester cloués au sol, ce qui n’était pas nécessaire», a-t-il déclaré, selon l’AFP.

Wolfgang Mayrhuber a également pointé du doigt le dispositif européen ETS (Emission trading scheme) qui doit plafonner les émissions polluantes du secteur aérien, à partir du 1er janvier 2012.

Pour l’Iata, l’heure est donc à l’ «optimisme prudent» dans ce contexte d’incertitudes. Et ce, d’autant plus que la menace de surcapacité plane toujours. Cette année, 1.340 avions devraient être livrés, dont seulement 500 à titre de remplacement d’anciens appareils, a souligné le directeur général, en dévoilant une nouvelle feuille de route pour le secteur aérien, baptisée «Vision 2050». Un programme qui met l’accent sur la sécurité et l’environnement.

Pour Giovanni Bisignani, le secteur aérien doit se préparer à de «grands changements». Une page se tournera d’ailleurs bientôt pour l’Iata. Giovanni Bisignani a en effet annoncé qu’il quitterait ses fonctions lors de la prochaine assemblée générale en 2011, après neuf ans à la direction générale.

Source: lefigaro.fr

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