16 janvier 2021
easyJet Airbus A320

Airbus A320 easyJet © easyJet

easyJet post Brexit

La compagnie aérienne à bas prix easyJet a entamé le processus de suspension des droits de vote des actionnaires non européens

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La compagnie aérienne à bas prix easyJet a entamé le processus de suspension des droits des actionnaires non européens. Ceci afin de se conformer aux réglementations sur la propriété des compagnies aériennes post-Brexit.

easyJet a déclaré lundi dans un communiqué aux actionnaires qu’elle suspendait les droits de vote de certaines actions détenues par des investisseurs en dehors de l’Union Européenne.

Ces changements visent à garantir le respect des règles de l’Union Européenne, après la fin de la période de transition du Brexit le 31 décembre 2020. Les règles de l’Union Européenne exigent que les transporteurs qui opèrent dans le ciel européen soient majoritairement détenus par des investisseurs basés en Europe. easyJet a pris la décision de rester détenue et contrôlée majoritairement par des investisseurs européens après le Brexit en mars 2019.

Le Brexit signifie que 52,65% des actions d’easyJet sont désormais détenues en dehors de l’Union Européenne. easyJet suspendra les droits de vote sur la base du « dernier entré, premier sorti » jusqu’à ce que le contrôle soit inférieur à un plafond de 49,5% de propriété non européenne.

À partir du 1er janvier, les détenteurs de ces « actions restreintes … ne seront pas autorisés à assister, à prendre la parole ou à voter à une assemblée générale de la société », a déclaré easyJet.

La décision d’easyJet fait suite à des actions similaires de ses rivaux Ryanair, IAG et Wizz Air.

Ryanair a déclaré la semaine dernière que les actionnaires britanniques perdraient leurs droits de vote. Les Britanniques ne seraient plus autorisés à acheter de nouvelles actions à partir du 1er janvier. Les ressortissants britanniques ne seront pas tenus de vendre les actions ordinaires qu’ils détenaient avant le 1er janvier.

Si les compagnies aériennes de l’Union Européenne ne respectent pas les règles, elles pourraient perdre leurs licences d’exploitation.

Alors que le Royaume-Uni a évité un Brexit sans accord en concluant un accord commercial de dernière minute la veille de Noël. Cet accord « a minima » a érigé des barrières commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Les changements apportés aux structures de propriété des compagnies aériennes ne sont qu’un exemple de la manière dont les entreprises doivent s’adapter à la nouvelle réalité.

Au fur et à mesure que les compagnies aériennes découvrent comment gérer les règles de l’Union Européenne, on s’inquiète de la durabilité de ces efforts ou de la possibilité de contester juridiquement les concurrents.

Les actions d’easyJet ont chuté de 2,5% lundi, sous-performant le marché.

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