4 août 2020
Air France

Boeing 777-300ER Air France © DR

Air France va supprimer moins d’emplois que prévu

Air France va supprimer moins d’emplois que prévu initialement mais sa filiale Hop va être fortement impactée.

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Air France va supprimer moins d’emplois que prévu initialement mais sa filiale Hop va être fortement impactée.

Air France compte environ 41 000 salariés. Elle va devoir se séparer de 6 560 postes d’ici à la fin de l’année 2022. De son côté Hop va voir 1 020 emplois supprimés sur un total de 2 420. C’est pour le groupe une réduction de 17% et pour Air France seule de 16%. Air France va supprimer moins d’emplois que les plus de 8 000 postes qui circulaient il y a encore peu.

Air France va pouvoir compter sur les départs naturels. Ils représentent pas moins de 3 500 postes d’ici à fin 2022. Pour le reste Air France va mettre en place des solutions afin de ne pas avoir recours à des licenciements secs. Chez Hop cela risque d’être plus compliqué. Apres les départs naturels il ne restera pas moins de 820 emplois à supprimer.

Air France va supprimer moins d’emplois mais sol et Hop fortement touchés

Pour les pilotes, les hôtesses de l’air et les stewards les syndicats et la direction ont déjà bien avancé. Des accords de rupture conventionnelle collective seront mis en place. Pour les pilotes l’accord est déjà signé avec des premiers départs en aout. Celui concernant les PNC ne devrait plus tarder.

Air France va supprimer moins d’emplois mais les personnels sol et ceux de la filiale Hop seront plus fortement impactés que les navigants. Les syndicats et la direction Air France vont devoir travailler sur les mobilités internes, les départs volontaires et autres processus permettant de limiter la casse sociale.

Croissance pour Transavia

Transavia va de son côté reprendre une partie de l’activité de Hop, croitre sur les lignes intérieures et se développer sur le Maghreb suite à la disparition en fin d’année 2019 de la compagnie aérienne Aigle Azur. Cela devrait créer des emplois à moyen terme quand la reprise pourrait être plus rapide que prévue si l’on en croit les prévisions de IATA.

Du cash pour le groupe Air France – KLM

Si Air France va supprimer moins d’emplois que prévu Air France va avoir besoin de cash. Air France est incapable de rembourser les prêts accordés au plus fort de la crise. Elle va devoir trouver du cash pour s’en sortir.

Wopke Hoekstra, ministre des finances hollandaise, a déjà clairement indiqué la suite. Une recapitalisation du groupe Air France – KLM serait tout à fait possible dès l’automne 2020. Autant dire que les contribuables français et hollandais vont devoir mettre la main à la poche pour sauver, encore une fois, Air France.

Air France va supprimer moins d’emplois que prévu mais Air France va devoir le faire sans risquer de se mettre à dos le gouvernement si elle veut voir le cash dont elle a besoin arriver à l’automne…

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16 thoughts on “Air France va supprimer moins d’emplois que prévu

  1. « les contribuables français et hollandais vont devoir mettre la main à la poche pour sauver, encore une fois, Air France ».

    Parce que 60000 chômeurs à indemniser (je ne parle QUE des emplois directs…), ça ne coûtera pas un centime au contribuable ?

    1. Ce n’est pas ce que nous disons. Juste qu’une fois de plus une entreprise PRIVÉE va être financée avec les deniers publics…
      Pas certain que le contribuable français dont le salaire médian est a peine a 1700 euros soit fan du concept de payer pour des personnes qui gagnent, pour certains, plus de 10 000 euros par mois… Va y avoir des polémiques et grincement de dents…

      1. Le raccourci me laisse pantois !
        1) Il y aura beaucoup d’autres entreprises qui vont bénéficier de l’aide de l’état
        2) Ce n’est pas un don, mais, comme vous le souligniez, un PRET. Donc remboursable !
        3) Ce prêt ne va pas servir à ce que les pilotes continuent de toucher plus que le salaire médian (d’ailleurs, pourquoi un pilote est au-dessus du salaire médian ???) mais à ce que l’entreprise survive avec TOUS ses emplois
        4) Une des conditions d’octroi du prêt est que l’entreprise se restructure…

        J’ai du mal à comprendre vos propos…
        Le seul point sur lequel je suis d’accord, c’est qu’il va y avoir des polémiques. Mais elles se feront sans moi avec des arguments biaisés ou fondés sur autre chose que des considérations purement économiques.

        Pour répondre à une autre bêtise lue plus haut : si les pilotes sont moins touchés, c’est parce qu’ils sont « réutilisables » sur d’autres lignes que le réseau France. Ce n’est pas de leur faute si ce n’est pas le cas du personnel sol d’un aéroport Français. AF subit cette décision stupide d’opposer l’avion au train…
        Enfin, je rappelle que AF était la dernière entreprise à avoir du personnel en propre dans les aéroports, toutes les autres ayant recours à la sous-traitance. Visiblement, les passagers préfèrent payer moins, même si ça dégrade l’emploi derrière. On le voit avec le succès de Ryanair.

        « Réfléchir est difficile, c’est peut-être pourquoi la plupart des gens se contentent de juger… »

        1. « Il y aura beaucoup d’autres entreprises qui vont bénéficier de l’aide de l’état »
          Ici on parle de recapitalisation, pas de PGE ou autres aides
          « Ce n’est pas un don, mais, comme vous le souligniez, un PRET. Donc remboursable ! »
          La recapitalisation sera justement pour permettre au groupe de rembourser car il est dans l’incapacité financiere de la faire…

          Une recapitalisation dans les tuyaux
          Néanmoins, le directeur général d’Air France-KLM ne peut se permettre de franchir « la ligne rouge » tracée par le ministre de l’Economie, en recourant à des licenciements secs. Car, outre les 7 milliards d’euros de prêts qui ont déjà permis à Air France d’éviter la cessation de paiements, le groupe aura encore besoin d’une injection d’argent public, afin d’avoir une chance de rembourser ses dettes.
          L’homologue hollandais de Bruno Le Maire, Wopke Hoekstra, a déjà vendu la mèche, en évoquant devant les parlementaires, une possible recapitalisation d’Air France-KLM dès l’automne prochain, à laquelle souscriraient la France et les Pays-Bas, bien décidés à rester à parité avec les Français. Ce n’est donc pas le moment de risquer de mécontenter les pouvoirs publics ni de s’aliéner l’opinion publique des contribuables.

          Aucun jugement dans cet article et si AF pouvait (enfin) se restructurer et etre une entreprise performante et bénéficiaire comme ses concurentes nous serions les premiers a en etre heureux…

          1. Au moment où est rédigé l’article, la seule « aide » dont a bénéficié AF, c’est un prêt d’état et un prêt bancaire garanti par l’état. Un prêt peut se renégocier mais reste un prêt.
            Savoir ce qui sera fait dans le futur est un métier difficile et risqué ! Néanmoins, je note que 2 compagnies européennes viennent d’être nationalisées ; que la dette de la SNCF (entreprise privée maintenant) a été versée au pot commun et sera donc remboursée par le contribuable (pour un montant bien plus élevé) ; que la même SNCF bénéficie de « l’aide » de l’état qui interdit l’avion au profit du train sur certaines destinations…

            Que certains défendent l’idée qu’il aurait mieux fallu laisser l’entreprise disparaître et indemniser ses chômeurs, c’est leur droit. Mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. D’ailleurs, si M. Bruno Le Maire, qui est fâché avec AF, a accepté ce plan, c’est probablement parce qu’il est meilleur pour le contribuable. Ce qui n’empêchera pas les esprits jaloux ou étroits de voir du mal là où il n’y en a pas et de protester contre une décision dont ils n’ont pas tous les tenants ou les aboutissants.
            A vous de voir si il est préférable de brosser ces esprits grincheux dans le sens du poil ou de faire de la pédagogie pour expliquer pourquoi cette stratégie (dont on n’a qu’un début d’esquisse) peu se révéler payante…

  2. C’est pas si simple……si l’on regarde rien que l’été dernier, le nombre de vols Hop annulés par jour…..on comprend qu’il y avait un problème (dû soit aux problèmes techniques récurrents soit par la fuite de son propre personnel vers Air France « pilotes »)……..la recherche du profit de certain n’a pas à être imputable à AF .
    Enfin parlons des mini bases province, quel coût , quel gâchis……..la aussi AF n’y est pour rien
    Chacun doit assurer ses propres responsabilités.

  3. Oui , enfin ça ne concerne encore une fois que les navigants toujours privilégiés ……les personnels au sol auront droit à un bon coup de pieds aux fesses pour partir
    C est beau l équité au sein d une même entreprise !!!!!!!

    1. Ce que vous dites est faux.
      La proportion de départs chez le personnel navigant est proche de celle du personnel sol et pour l’instant, aucun licenciement n’est prévu, uniquement des départs volontaires.

  4. Certains commentaires sont pour le moins surprenants !
    Avec des prévisions (optimistes) d’un retour à la normale dans 3 ans au plus tôt, il était dès le départ compliqué de rembourser ces prêts aussi rapidement.
    Il y a déjà 12 compagnies qui ont déposé le bilan en Europe, 2 qui ont été nationalisées. Si l’état recapitalise AF à un cours de 4€ pour revendre à un cours de 11-12€ quand l’entreprise ira mieux, c’est bien le contribuable qui va y gagner !
    Mais en France, toujours beaucoup plus de haine que de réflexion…

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