4 août 2020

PN Air France © Air France

Air France, le plan B commence demain

Air France passe à la vitesse supérieure et va mettre en place le plan B, la direction de la compagnie va suivreles directives qu’elle a reçu ce jour lors du conseil d’administration du groupe Air France – KLM.

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Hôtesse de l'air en service
Hôtesse de l’air Air France © Air France

Air France passe à la vitesse supérieure et va mettre en place le plan B, la direction de la compagnie va suivre les directives qu’elle a reçu ce jour lors du conseil d’administration du groupe Air France – KLM.

Après le refus des pilotes de négocier de façon productive la réponse de la direction ne se fait pas fait attendre et ce sera le plan B. Ce plan prévoit la suppression pure et simple de 5 vols long-courriers peu rentables.

Dans un deuxième temps ce sera le licenciement de 1000 personnes au sol. La majorité sous forme de départs volontaires mais pas uniquement. La direction souhaite rentabiliser les escales de Corse et de Marseille qui, selon certaines sources, seraient « des gouffres financiers très peu productifs ».

Les navigants seraient également touchés. Pas moins de 900 licenciements contraints seront effectués à partir de mi 2016. Air France va également décaler sa commande de Boeing 787 qui devait intégrer la flotte dans les mois à venir.

Il reste encore un peu d’espoir car, après cette première phase du plan B il y a la deuxième qui peut encore être évité si les négociations reprennent de façon constructive. Faute de quoi ce sera 5000 suppressions de poste en plus. Le poker menteur est fini et, pour le moment, les syndicats ont perdu mais, rassurez-vous, vos délégués sont des personnels protégés et ne seront pas dans la charrette…

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64 thoughts on “Air France, le plan B commence demain

  1. Les escales Corses (Ajaccio et Bastia) et Marseille représentent la moitié du déficit exploitation du court-courrier. La moitié pour 3 escales (Calvi, Figari sont gérées par les CCI) !!!
    Alexandre De Juniac le sait depuis longtemps. Pourquoi attendre aussi longtemps pour s’y attaquer ?

    Je répète encore : où est le management ?

  2. @Herve Philippe

    « Ces pilotes ne bossent que 50h/mois ». Savez-vous de quoi vous parlez monsieur ?
    Croyez-vous qu’un journaliste n’est payé que pour les minutes qu’il passe à l’antenne ?
    Tout d’abord, si CERTAINS pilote bossent 50H/mois, c’est que l’entreprise n’a pas plus de boulot à leur fournir (sureffectif lié à la suppression de lignes) car la norme est 75H/mois. Et par 75 heures, on entend HEURES DE VOL ! Ceci ne compte pas le temps de préparation des vols et les escales entre deux vols sur moyen-courrier. Pour info, demain, je vais faire 5H30 de vol en quatre étapes, mais sur un temps de travail de 10H00. Je donne cette information uniquement pour que les gens comprennent la différence entre heures de vol et heures de travail.
    Je ne suis pas sûr que vous ayez saisi la « subtilité ».

  3. Je cite « rassurez-vous, vos délégués sont des personnels protégés et ne seront pas dans la charrette… » ; c’est bien pour cela que l’on peut leur faire accepter des dispositions néfastes pour les salariés puisqu’eux n’en seront pas victimes. Une disposition légale pétrie de bonnes intentions qui est détournée par le patronat de manière machiavélique : « Acceptez donc ces mesures elles ne vous seront pas appliquées ! « . Evidement ce dialogue est implicite, mais bien réel.

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