12 août 2020

David Ricatte © CGT Air France

Air France, la CGT dit NON

Les jours à venir risquent fort d’être tendus et une gréve pourrait bien être la conclusion de ces tensions entre la direction et certains syndicats.

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David Ricatte © CGT Air France

La CGT a décidé de faire monter la pression et de pousser la direction vers ses derniers retranchements en indiquant hier qu’elle ne signerait pas les accords sociaux du plan Transform 2015 qui doit permettre une sortie de la crise pour Air France en 2 ans. David Ricatte, le secrétaire national CGT Air France ayant de faux airs de Chuck Norris, a indiqué « La CGT ne valide pas le plan Transform 2015 qui, pour nous, n’est pas un plan de sauvegarde » avant d’ajouter « Nous n’attendons plus de grosses nouveautés (dans le plan). Vu ce qui nous est proposé, la CGT ne signera pas ».

Alors autant dire que ça ne va pas être simple pour la direction qui a besoin de la signature d’une majorité des syndicats pour mettre Transform 2015 en route. Dans le cas où aucun accord ne serait signé ce serait une dénonciation par la direction mais les accords en place seraient encore valables 15 mois avant que ce ne soit les accords du Code de l’Aviation Civile qui ne soient appliqués.

En attendant si rien n’est signé à court terme et que la direction hausse le ton comme prévu en mettant en place des licenciements secs il y a fort à parier qu’une grève vienne poindre à l’horizon pour la mi-juillet.

La CGT a sorti son argument choc, la sécurité… En effet, le secrétaire général adjoint de la CGT d’Air France, Mehdi Kemoune, souhaite interpeller le gouvernement. « Voulons-nous un transport aérien low-cost au même type de ce qui se passe actuellement dans l’industrie alimentaire et les grandes surfaces ? » avant de préciser que ce type d’évolution aurait des impacts sur la sécurité des vols. Précisons quand même qu’easyJet, compagnie low-cost, n’a jamais eu d’accident mortel depuis sa création tout comme Ryanair, Transavia, Corsair International ou Southwest Airlines qui opère des vols depuis 1971. De la à dire que l’argument n’est pas valable il n’y a qu’un pas, nous vous laissons le choix de le faire ou pas.

Aujourd’hui va se tenir la présentation finale du plan et les négociations vont pouvoir commencer, mais y a-t-il vraiment de la place pour la négociation dans une compagnie aérienne qui perd environ 272416 euros par heure ? Les jours à venir seront déterminants pour l’avenir de l’ex-compagnie nationale qui est toujours, pour beaucoup de français, le fleuron de l’aéronautique française.

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