"Simple hôtesse de l'air" ! – PNC Contact
samedi 16 février 2019
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« Simple hôtesse de l’air » !

« Simple hôtesse de l’air » ! Voici « l’insulte » d’une passager a qui l’on refusait de venir à l’avant de l’avion dans lequel elle était car les pilotes entraient et sortaient du cockpit. Pourtant, il y a une formation pour etre hôtesse de l’air et ce n’est pas que servi des Coca !

« Simple hôtesse de l’air » ! Voici « l’insulte » d’une passager a qui l’on refusait de venir à l’avant de l’avion dans lequel elle était car les pilotes entraient et sortaient du cockpit. Pourtant, il y a une formation pour etre hôtesse de l’air et ce n’est pas que servi des Coca !

L’hôtesse de l’air a écrit une lettre ouverte qui, depuis, est reprise sur les réseaux sociaux. Elle y explique sa formation et ces expériences en tant que PNC.

Voici la prose de cette hôtesse de l’air.

Cher passagère du siège 5A,

Hier, alors que je ne vous laissais pas venir à l’avant de l’avion parce que les pilotes entraient et sortaient du cockpit, vous m’avez informé que j’étais « juste une agente de bord ». J’ai pris un peu de temps pour réfléchir à cela et j’ai décidé de vous informer de quelques faits concernant le métier d’agent de bord.

Commençons par passer en revue ma formation et mes exigences pour ce travail. Je sais comment lutter contre les incendies à 35 000 mètres d’altitude. Je peux effectuer la RCP, faire les premiers secours jusqu’à l’insertion d’une perfusion intraveineuse. Je sais comment identifier les armes à feu et d’autres armes. Je sais comment identifier les bombes puis les déplacer à un endroit de l’avion qui, espérons-le, causera le moins de dommages possible en cas d’explosion.

J’ai les compétences de base en matière de survie sur la terre comme en mer. Je sais comment désarmer les personnes brandissant une arme à feu ou encore comment tuer quelqu’un si besoin est. Je sais aussi comment préparer un avion pour un atterrissage d’urgence afin que chaque personne à bord ait la meilleure chance de survivre, et comment ensuite évacuer l’avion en moins de 60 secondes.

En souriant, on m’a appris à traiter avec des personnes de différentes cultures, des personnes mécontentes et des personnes carrément grossières. J’ai reçu une excellente formation pour toutes ces choses et chaque année, je dois suivre une formation pour rester à jour et acquérir de nouvelles compétences.

Deuxièmement, je voudrais partager avec vous certaines des expériences personnelles que j’ai eues au cours des 20 dernières années en tant qu’agente de bord. J’ai tenu la main d’une mère en deuil qui volait à travers le pays pour récupérer le corps de son fils âgé de 21 ans. J’ai donné mes vêtements personnels à un passager qui a vomi, même si je n’avais rien d’autre à mettre. De nombreuses personnes m’ont pris par le bras car ils ne pouvaient pas attendre que je finisse avec une personne avant de boire.

J’ai gardé des bébés pendant que leurs parents allaient aux toilettes. Les passagers criaient parfois de ne pas avoir la nourriture exacte qu’ils voulaient. J’ai préparé un avion pour un atterrissage d’urgence et, pendant que vous discutiez avec moi de ne pas vouloir éteindre votre ordinateur, j’espérais pouvoir revoir mes enfants une fois de plus. Je me tenais les larmes aux yeux devant la porte d’un avion tandis que les restes d’un soldat américain étaient déposés dans un cercueil drapé de drapeaux. J’ai eu l’honneur de transporter des troupes américaines dans des zones de déploiement étrangères. J’ai raté le jour de Noël avec ma famille pour que vous puissiez rejoindre votre famille. Mon horaire de travail change constamment et, parfois, je passe cinq à six jours sans une vraie nuit de sommeil.

J’ai regardé les événements du 11 septembre avec horreur, le cœur brisé par ce que mes collègues ont vécu ce jour-là. J’avais peur de retourner au travail, mais j’ai rassuré mon enfant en lui disant que je reviendrai à la maison, tout en sachant que cela pourrait se reproduire. J’ai vu un homme mourir devant moi, car la RCP que nous avons exécutée ne l’avait pas ravivé. Ensuite, j’ai essayé de placer son corps respectueusement sur le sol de l’avion pour le reste du vol et, lorsque nous avons atterri, je me suis assise avec son corps pendant plus d’une heure, jusqu’à ce qu’on vienne le récupérer.

Sachez que j’aime mon travail et que je choisis de le faire. J’ai un diplôme universitaire, je suis une mère, une grand-mère, une amie, un être humain. Ainsi, la prochaine fois que vous me regarderez et penserez: “Juste une hôtesse de l’air”, j’espère que vous vous souviendrez rapidement de la personne qui été formé et qui est prête à vous sortir d’un avion écrasé, à vous sauver des pirates de l’air, à effectuer la RCP en cas de besoin et que la partie la plus facile de mon travail est de te donner à manger et à boire.

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires !

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8 thoughts on “« Simple hôtesse de l’air » !

  1. Un écrit plein de sens et qui montre à quel point être hôtesse de l’air demandé d’être courageux, patient, fort et polyvalent

    Bravo au PNC qui a rédigé ceci et courage à toute les autre.
    J’espère avoir le courage de passer le cap des candidatures afin de faire parti de ces Stewardess.

  2. Tout est dit.
    L’intelligence est exigeante , pas la bêtise !
    Bravo pour les pages que vous diffusez régulièrement.
    Mon fils est pilote de ligne , je les lui renvoie régulièrement ,
    il vous lit avec interêt

  3. Très belle lettre mais rassurez vous, même les PNT se font insulter !! Il y a quelques années, alors que mon père (CDB) venait prendre la défense D une hotesse se faisant insulter par un célèbre homme politique toujours odieux à bord, il s est entendu dire la chose suivant…. ‘ vous vous prenez pour qui Monsieur, en dehors de cette avion vous et vos 4 galons, vous n êtes rien…’ la connerie humaine est sans limite !!

  4. Nous faisons hélas un très beau métier mais il n’y a que nous qui le savons. j’étais CCP jusqu’en 2008 quand un décret de loi completement idiot à autorisé mon licenciement à 55 ans et un passage par la case pole emploi. Sachez que notre métier n’est pas répertorié et comme il n’est pas connu, nous sommes considérés comme des garçons de café, attention je ne dénigre pas cette profession et j’ai beaucoup de plaisir à m’assoir à la table d’un bistro, et les seules offres d’emplois que l’on me proposait étaient pour travailler dans la restauration. Cette passagère du 5A ferait bien d’encadrer la prose de notre collègue et pourquoi pas, avoir un mot d’excuse lors de son prochain vol.

  5. Et elle a oublié bien d’autres tâches comme celle de mettre en oeuvre son intelligence à tous moments pour s’adapter aux circonstances comme celles qui consiste à supporter les imbéciles… De parler le langage du coeur même avec les sauvages et d’être assez ferme pour faire respecter les regles du transport aérien… bravo madame. J’ai été PNC et je suis fière d’avoir fait partie de cette belle famille des sylphes et des sylphides. Il faut être des génies des airs pour supporter tout cela

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