lun. Déc 9th, 2019

Airbus A319 Germanwings © Juergen Lehle

Germanwings, suicide d’un pilote ?

L’enquête sur le crash du vol de la Germanwings qui a fait 150 victimes avance et le BEA a déjà réussi à tirer des informations de la première boite noire.

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Airbus A319 Germanwings © Juergen Lehle
Airbus A319 Germanwings © Juergen Lehle

L’enquête sur le crash du vol de la Germanwings qui a fait 150 victimes avance et le BEA a déjà réussi à tirer des informations de la première boite noire.

La première boite noire, le CVR (Cockpit Voice Recorder) a été analysée en partie et le New York Times aurait eu une copie des premières informations révélées par cette écoute. L’un des deux pilotes aurait quitté son poste à la fin de la montée quand l’appareil a atteint son altitude de croisière. Rappelons que cela n’a rien de sensationnel en soi, les pilotes peuvent quitter le poste de pilotage pour des raisons physiologiques ou juste pour se dégourdir les jambes !

« Au début du vol, on entend l’équipage parler normalement, puis on entend le bruit d’un des sièges qui recule, une porte qui s’ouvre et se referme, des bruits indiquant qu’on retape à la porte et il n’y a plus de conversation à ce moment-là jusqu’au crash » indique le quotidien américain.

« Le type à l’extérieur frappe légèrement à la porte et il n’y a pas de réponse », a confirmé un responsable militaire qui participe à l’enquête au « New York Times ». « Alors ensuite, il frappe plus fort à la porte et pas de réponse. Il n’y a jamais de réponse. » Puis il ajoute « on peut entendre qu’il essaie de défoncer la porte ».

« Nous ne savons pas encore la raison pour laquelle un des types est sorti », a-t-il indiqué. « Mais, ce qui est sûr, c’est qu’à la toute fin du vol, l’autre pilote est seul et n’ouvre pas la porte. »

Le BEA reste lui beaucoup plus prudent et indique qu’il est beaucoup trop tôt pour donner une conclusion. La Lufthansa a communiqué suite à l’article du New York Times. « Nous n’avons aucune information des autorités qui confirme cet article, nous sommes à la recherche de plus d’informations. Nous ne participerons pas aux spéculations sur les causes du crash » a indiqué un porte-parole.

Ces informations, si elles sont exactes, laissent clairement apparaitre la thèse du suicide d’un des deux pilotes, thèse qui était déjà envisagée par des pilotes et des personnes bien informées hier…

 

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31 thoughts on “Germanwings, suicide d’un pilote ?

  1. C’est moche mais c’est effectivement la seule hypothèse (avec le suicide terroriste) qui explique l’absence de contact et la trajectoire inchangée.
    Il reste à vérifier ces informations et à essayer de comprendre les motivations. Elles peuvent être d’origine terroriste (embrigadement d’un pilote), professionnelles (pressions sociales sur le personnel LH) ou personnelles ( ce qui serait véritablement très dur pour tous).

  2. Et elle vient d’où l’info ???
    C’est pas surprenant quand même ces fuites à répétition du BEA ? C’est une vrai passoire cette administration.

  3. Il n’y a qu’un seul moyen de bloquer la porte fermée, c’est un verrou mécanique à l’intérieur du cockpit…
    On a beau dire qu’il faut attendre, arrêter de spéculer, bla bla bla… Il n’en reste pas moins que le BEA n’a répondu à aucune question hier et qu’il y a certains éléments qui n’ont pas été transmis.
    Le suicide faisait déjà partie des hypothèses qui collaient avec le déroulement du vol, notamment l’absence de message et la trajectoire rectiligne. Avec les éléments évoqués, les choses se précisent. Si l’information du New York Times était fausse, il y aurait eu un démenti formel immédiat.
    J’aimerais qu’il en soit autrement mais je pense que cette hypothèse reste la plus probable…
    Reste à savoir pourquoi ?

  4. @Oifae Bent Ahmed

    Être « abruti » c’est être incapable de raisonner et de communiquer. C’est pas en utilisant des insultes que vous arriverez à convaincre !

  5. Bien entendu, les spéculations sur ce qu’on aurait dû faire vont fuser maintenant…
    Soyons bien conscient que RIEN n’empêchera un membre d’équipage de prendre le contrôle de l’avion. Dans ce cas, l’absence de porte blindée aurait pu permettre l’accès au cockpit et éviter l’accident. Mais supprimer cette porte, c’est accepter qu’un jour un pirate prenne le contrôle de l’avion pour en faire une arme de destruction qui tuera beaucoup plus de personnes que ses occupants…
    L’accent doit être mis sur le prévention en renforçant le suivi psychologique.
    Ne généralisons pas ce qui vient de se passer en créant de nouvelles « règles » qui ne seront utiles que dans des cas très marginaux.

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