9 juillet 2020
Air-France-Airbus-A320

Air France Airbus A320 © Air France

Air France, c’était proche…

Air France n’est pas passée loin d’un drame le 01 janvier 2017.

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Air France Airbus A320 © Air France

Air France n’est pas passée loin d’un drame le 01  janvier 2017. Le Bureau Enquête Analyse et été informé par son équivalent belge, l’Air Accident Investigation Unit, d’un incident qualifié comme grave survenu dans le ciel belge. Cela concerne un Airbus A320 d’Air France et un Airbus A300 Cargo d’EgyptAir.

Selon les premières analyses de l’enquête en cours c’est l’Airbus A300 qui se serrait dangereusement rapproché de l’Airbus Air France en ignorant les consignes du control aérien et les alertes du système TCAS (Traffic Collision Avoidance System).

Apres le décollage le vol EgyptAir a été autorisé niveau 210 (21 000 pieds soit environ 7 000 mètres). Trois minutes plus tard l’instruction de maintenir le niveau 210 a été donnée et l’équipage égyptien a collationné l’ordre. De son côté le vol Air France a été informé de la présence d’un trafic en monté.

Arrivé à 21 000 pieds l’Airbus A300 a poursuivi sa montée jusqu’à ce que le system TCAS donne les ordres d’évitement. Grimper pour l’Airbus A320 Air France et maintenir le niveau pour l’appareil cargo. Le vol EgyptAir «  a été observé en train de franchir le niveau autorisé » et les appareils sont passés à 91 mètres de séparation sur le plan vertical et 1 300 mètres sur le plan horizontal.

Pour information, les vols IFR enroute a ces altitudes doivent maintenir un espace horizontal de 5 nautiques (+/- 9 000 mètres) et verticale de 1 000 pieds (+/- 330 mètres) et pas … (private joke)

Le bureau belge a qualifié l’incident de grave tout comme l’autorité française.

Vous pouvez visualiser les trajectoires en cliquant sur le lien ci-après (vitesse x3)

https://planefinder.net/flight/MSX541/time/2017-01-01T11:46:40%20UTC/speed/3.00#

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4 thoughts on “Air France, c’était proche…

  1. On aurait pu aussi titrer : « Egyptair pas passé loin d’un nouveau crash »… Non ?

    Pour le reste, les données sont factuelles.
    L’interprétation première que j’en fais est que l’équipage du vol Egyptair a soit :
    – Mal suivi la trajectoire (erreur d’altitude affichée au pilote automatique ?) et a dépassé le niveau de vol autorisé
    – Mal réagi au TCAS. La première alerte du TCAS est un avertissement « Traffic, traffic ». Elle peut arriver même sans risque de collision car le TCAS ne sait pas quelle altitude l’avion doit maintenir et ne « voit » qu’un taux de rapprochement. Seulement, si l’équipage reprend le pilotage à la main à ce moment au lieu de le faire plus tard lors de l’alarme (ce qui est prévu par les procédures), il y a un risque très important qu’il « oublie » de maintenir l’altitude qui approche et il risque donc de passer au travers, engendrant du coup un alarme et un incident grave.

    Côté contrôle aérien, la gestion semble exemplaire avec une anticipation du problème et une information bilatérale (on aimerait que ce soit comme ça à chaque fois…).

    Côté Air France, l’équipage a réagi efficacement à l’alarme du TCAS ce qui a permis d’éviter la collision.

  2. heureusement il n’y a qu’une erreur dans cet incident,dans les crashs aeriens le cumul des erreurs est la principale cause des tragédies,vous imaginez si le systeme tcas n’avais pas fonctionné sur le 320…

  3. @sukhoi 27
    Si le système TCAS est inopérant, Air France ne permet à l’avion QUE de rentrer à Paris. Dans ce cas, le contrôle aérien en est averti et peut prendre des mesures complémentaires (ne pas autoriser un avion à monter à moins de 2000Ft d’un autre et / ou séparer les avions en cap). Les équipages, de leur côté, vont également adapter la conduite de leur vol pour limiter les risques.

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