dim. Déc 15th, 2019

La Compagnie © DreamJet

La Compagnie un an après…

Il y a maintenant un an la compagnie aérienne La Compagnie débutait ses opérations entre l’Europe et New-York. Un an après elle a trouvé l’équilibre financier et envisage de nouveaux avions pour 2016, recrutement en vue…

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Boeing La Compagnie © La Compagnie
Boeing La Compagnie © La Compagnie

Il y a maintenant un an la compagnie aérienne La Compagnie débutait ses opérations entre l’Europe et New-York. Un an après elle a trouvé l’équilibre financier et envisage de nouveaux avions pour 2016, recrutement en vue…

Interview de son PDG Frantz Yvelin, jeune homme d’affaires de 39 ans.

Vos objectifs étaient ambitieux. Les avez-vous atteints?
Nous les avons dépassés! Trente mille passagers ont volé sur nos lignes, Paris-New York et Londres-New York. Cela représente 600 vols sur douze mois. Notre taux de remplissage est de plus de 80%. Il est même monté à 88% en juin. La route au départ de Paris est profitable. Londres n’a ouvert que depuis le 24 avril, mais les résultats sont déjà bons.

Vous ne proposez que de la classe affaires. Avec les efforts d’Air France par exemple sur l’offre business, ne craignez-vous pas d’être distancé?
Le but n’est pas d’avoir la meilleure classe affaires mais le meilleur rapport qualité-prix. On sait ce que les clients sont prêts à payer et en particulier les entreprises. Nous avons 74 places par vol. Notre siège s’incline à 180 degrés. Il est équipé de tablette digitale. Nous reprenons tous les codes de la classe affaires comme le salon à l’embarquement, les deux bagages de 32 kilos gratuits… Nos menus sont élaborés par un chef étoilé et nous servons même du calvados en fin de repas, une « PDG touch » qui plaît beaucoup aux Américains.

Comment parvenez-vous à faire du low cost?
Nous fonctionnons comme une vraie structure à bas coût avec une équipe au sol de 20 personnes seulement. Cela nous donne une capacité de décision très rapide. Nous appliquons très exactement sur le long courrier et la classe business ce qu’Easyjet fait sur la classe éco. Et nous opérons sur les deux routes les plus fréquentées du monde. Cela nous permet d’avoir des tarifs inférieurs à 2.000 euros. Et même des promotions autour de 1.000 euros, comme c’est actuellement le cas sur notre site.

Après Londres, d’autres ouvertures sont-elles prévues?
Nos vols sont quotidiens depuis Paris mais nous n’opérons que cinq fois par semaine depuis Londres. Nous allons porter à 6 ou 7 nos rotations hebdomadaires. Nous pouvons aussi imaginer de nouvelles tranches horaires depuis Paris avec des départs avant 11h30, notre créneau actuel. Et puis, nous aimerions passer à un troisième voire un quatrième appareil, ce qui nous permettrait d’ouvrir de nouvelles lignes. C’est prévu pour 2016.

Et Internet à bord, vous y travaillez?
C’est effectivement un sujet. Des systèmes existent en Europe et aux États-Unis, mais il n’y a pas de couverture au-dessus de l’Atlantique. Une offre devrait fonctionner d’ici à dix-huit mois si les opérateurs ne prennent pas de retard. Nous suivons cela de près. Mais sur les vols de nuit, quand tout le monde dort, il faudra faire attention qu’une connexion au réseau ne génère pas les petits « bip bip » ou les sonneries que l’on connaît bien. J’aime bien le côté sanctuaire, sur le retour de New York quand tout le monde dort…

 Source: le JDD
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