5 août 2020

Le parcours d’Emmy, hôtesse de l’air

Emmy, jeune hôtesse de l’air de 24 ans, revient sur son parcours qui l’a conduit chez Air Caraïbes.

Quel est ton cursus scolaire, ton parcours professionnel?
J’ai fait un lycée hôtelier, bac technologique, je n’ai pas passé mon bac par choix mais je me suis enrichie et j’ai appris par d’autres moyens et découvertes. J’ai ensuite travaillé 4 ans comme gouvernante chez les particuliers et je me suis finalement décidée à passer mon Diplôme d’Hôtesse de l’Air, le CCA, idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps.

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Hôtesse de l'air © Air Caraibes
Hôtesse de l’air © Air Caraibes

Emmy, jeune hôtesse de l’air de 24 ans, revient sur son parcours qui l’a conduit chez Air Caraïbes.

Quel est ton cursus scolaire, ton parcours professionnel? 
J’ai fait un lycée hôtelier, bac technologique, je n’ai pas passé mon bac par choix mais je me suis enrichie et j’ai appris par d’autres moyens et découvertes. J’ai ensuite travaillé 4 ans comme gouvernante chez les particuliers et je me suis finalement décidée à passer mon Diplôme d’Hôtesse de l’Air, le CCA, idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps.

Quelles ont été tes motivations pour t’impliquer dans cette formation qui te conduit aujourd’hui à être PNC? 
J’ai découvert le vrai visage de ce métier lorsque j’avais 15 ans lors d’un vol Le Caire-Sanaa. J’étais fascinée… Une hôtesse qui parlait français m’a prise sous son aile et m’a tout expliqué en ce qui concerne le métier. J’ai su alors que ce métier était fait pour moi, j’ai donc travaillé pour mettre de l’argent de côté et me payer la formation.

Quelles sont les qualités que doit avoir un PNC pour occuper sa fonction? 
Du sang froid, le sourire, la disponibilité, un bon anglais et une autre langue, être suffisamment grande pour pouvoir atteindre les coffres à bagages et le matériel de sécurité ! Ça fait souvent rire mais c’est sérieux. Être déterminé car certains vols seront très durs et vous aurez envie de tout lâcher mais celui d’après vous rassurera sur le fait que c’est bien votre vocation.

Qu’est ce que tu as du modifier dans ta façon d’être pour occuper ce poste compte tenu des exigences du métier? 
Apprendre à me coiffer à la mèche près ; je déteste ça j’aime avoir les cheveux en pagaille mais là, il est évident que c’est impossible… J’ai donc passé des heures devant le miroir à essayer de me coiffer correctement. Être moins emphatique, sinon on se fait dévorer par tous les événements et/ou certaines personnes et ça vous ronge jusqu’à vous gâchez un vol.

Quels souvenirs gardes-tu de ta formation CCA ?
Un merveilleux souvenir, une bonne ambiance de travail, détendue mais sérieuse, une très bonne équipe pédagogique et deux excellents formateurs. Je suis toujours en contact avec certains élèves de ma formation et parfois on se dit qu’on repasserai bien le CCA juste pour tout ça 😉

Comment as-tu vécu les différentes épreuves qui t’ont permis d’avoir le CCA ? 
Du stress je ne le vous cache pas : j’ai toujours eu la phobie des examens et là il a fallu que je surmonte ça, c’était un passage obligatoire. Mais pour ce qui est des entraînements feu, piscine, etc, tout s’est très bien déroulé. Nous étions tous à l’aise et motivé.

Avec le recul, est-ce que ta formation t’a apporté les connaissances suffisantes à l’exercice de ce métier au quotidien ? 
Il y a certaines choses que j’ai appris plus tard au sein de ma compagnie, chacune étant différente et ayant ses spécificités. l’école ne peut pas s’adapter à chacune. La formation reste quand même très complète.

Est-ce que les conseils des formateurs t-ont permis de mieux approcher les compagnies aériennes ? 
Ils m’ont permis d’aborder de façon plus sereine les compagnies aériennes auxquelles j’aspirais. Et ils m’ont renseigné sur l’ambiance et l’esprit du métier.

Quelle a été ta démarche pour trouver ton premier poste après la formation? 
J’ai envoyé des cv dans toutes les compagnies françaises et étrangères avec lettre de motivation ect le dossier doit être complet et la première qui m’a proposé un entretien à été la bonne.

Quelles ont été les difficultés rencontrées lors des épreuves de sélections qui t’ont permis d’obtenir ton emploi aujourd’hui? 
Rester soit même. Avec le stress on aurait tendance à se coller une fausse image et ils n’aiment pas ça. Et lors de l’entretien individuel : réussir à parler de moi et de mon cursus : tout se mélangeait dan ma tête, j’ai même inventé des mots (je m’en suis rendu compte par la suite que c’était le stress) et par chance ça a fait rire mon recruteur.

Quelles langues parles-tu? As-tu eu le sentiment que c’était un critère important pour entrer en compagnie? 
Je parle anglais et espagnol. Oui l’anglais est important ils ne font pas d’impasse la dessus. Parler une troisième langue n’est pas obligatoire mais conseillé, car dans l’avion quand vous êtes seuls face à des étrangers qui ne parle pas anglais, ceux-ci sont ravis de contaster que vous ou un collègue connaissez un minimum sa langue.

Les pratiques-tu réellement à bord ? 
Oh oui ! régulièrement.

Comment vas-tu gérer les périodes de carences qui te seront imposées par ta compagnie aérienne ? 
Ma première carence j’en ai profité pour voyager et surtout me reposer.

As-tu l’intention de postuler auprès d’autres compagnies pour les combler ? 
Non car si ma compagnie me rappelle je ne serai sûrement pas disponible. Dans ma compagnie la carence dure généralement 1 mois et demi, deux mois.

As-tu l’intention de postuler auprès des compagnies étrangères ? 
Je verrai si un jour l’aventure s’arrête pour moi dans ma compagnie actuelle. Le cas échéant, j’irai bien entendu démarcher toutes les autres compagnies.

Comment te projettes-tu à moyen terme? 
Pour le moment je suis toujours chez air Caraibes.

Que t’apportes ce métier au quotidien? 
De la patience, que j’avais déjà, mais qui peut vite s’envoler face à certaines situations. Et de l’organisation !

Est-ce que ton entourage t’a encouragé à mettre en œuvre ton projet ? 
Oui dans ma famille nous aimons l’aviation et les voyages

Est-il difficile de conjuguer vie sociale et vie professionnelle ? 
Je ne vais pas vous mentir, oui. J’ai eu beaucoup de reproches et je me suis rendue compte que je m’étais éloignée des personnes que j’aime par faute de temps et de disponibilité. Le fait aussi d’avoir un métier en horaires décalés coupe un peu du reste. Alors aujourd’hui aussi j’apprends à gérer les deux afin de satisfaire mon entourage et me sentir parmi eux de nouveau.

Penses-tu que ton investissement a été largement récompensé par ce que tu vis aujourd’hui ? 
Oui.

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