13 avril 2021
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Air France multiplie par dix ses pertes

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Le groupe doit annoncer ce mercredi une perte d’exploitation de l’ordre de 1,3 milliard d’euros pour son exercice 2009-2010. Et le nuage islandais menace la reprise constatée en mars.

La publication, voilà un an, des résultats 2008-2009 marquait bel et bien la fin de l’âge d’or pour Air France-KLM. Les pertes d’exploitation, les premières depuis 1996, n’étaient certes pas énormes (129 millions d’euros). Mais celles du dernier trimestre, 574 millions d’euros (soit 45 millions par semaine), l’étaient beaucoup plus. Un an plus tard, les pertes ont été multipliées par dix. Le groupe va en effet publier ce mercredi, après la clôture de la Bourse, une perte d’exploitation d’environ 1,3 milliard d’euros pour son exercice 2009-2010, clos fin mars.

Il s’agit là d’une des plus mauvaises performances du secteur à l’échelle mondiale. Et la plus lourde perte jamais observée dans l’histoire de la compagnie française, même en 1993. Certes, la perte est amplifiée par l’impact négatif des couvertures carburant, qui pèsent pour près de 600 millions d’euros. Mais, même sans cela, le déficit reste très élevé.

L’impact du low-cost

La crise est passée par là, faisant chuter à la fois le trafic et les prix. Et les coûts du groupe, en particulier à Air France, sont trop élevés pour répondre à la faiblesse des recettes générées dans ce contexte. Les activités de maintenance et de restauration seront les seules à se retrouver dans le vert. En revanche, le groupe a accusé de lourdes pertes sur son réseau moyen-courrier face aux low-cost ainsi que dans son activité cargo. Le fret a notamment perdu près de 500 millions d’euros.

Le trou d’air constaté en 2009-2010 s’explique d’autant plus que les mesures prises par la direction n’ont pas donné leur plein effet. C’est le cas du plan de départ volontaire de quelque 1.600 personnes. D’autres, comme le plan de redressement du moyen-courrier, ont commencé à la fin de l’exercice. Dans le cargo, le plan de réduction de la flotte tout cargo et la priorité donnée au remplissage des soutes des avions passagers ont pour objectif de diviser les pertes par trois cette année, pour atteindre l’équilibre en 2011-2012.

Le nuage de cendres obscurcit l’horizon

Les bénéfices de ces mesures sont attendus cette année. Ils devaient accompagner une reprise du trafic et de la recette unitaire, observée notamment en mars.

Hélas, pour l’heure, le nuage de cendres du volcan islandais obscurcit l’horizon. Juste avant son éruption mi-avril, le groupe tablait sur un résultat d’exploitation à l’équilibre (hors effet négatif des couvertures), dont une perte d’une centaine de millions pour Air France et un bénéfice pour KLM. Ces prévisions budgétaires seront-elles maintenues alors que le nuage perturbe chaque jour des milliers de vols en Europe, et menace la haute saison des compagnies ? La fermeture de la quasi-totalité du ciel européen du 15 au 21 avril a déjà coûté 35 millions d’euros par jour à Air France-KLM.

Fabrice Glizsczynski

Source: latribune.fr

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