9 août 2020
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Questions diverses des lecteurs

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Question : Pourquoi tous les aéroports ne sont-ils pas équipés de réseaux Wi-Fi, et lorsqu’ils le sont, il est difficile de se connecter et rarement possible de trouver une prise électrique pour recharger une batterie vide ?

Réponse : J’ai également fait les mêmes constats. Effectivement, les temps d’attente dans les aéroports peuvent dépasser la durée de fonctionnement de la batterie de votre portable. Or, seuls les salons d’accueils de certaines classes de passagers sont bien équipés. Si vraiment vous ne souhaitez pas perdre de temps, alors la solution est de disposer d’une batterie de rechange. Mais, indépendamment de la possibilité d’utiliser le réseau Wi-Fi, il convient de connaître les risques qui peuvent en résulter, plusieurs études ayant démontré le manque de sécurisation de ces réseaux. C’est ainsi que plus de la moitié des réseaux étudiés n’ont pas de sécurité destinée à rendre leur usage privatif. Pour ceux qui utilisent une clé WEP, il a été démontré que des logiciels simples et accessibles permettent de capter des informations transitant sur les réseaux Wi-Fi en cassant des clés WEP, que ce soit sur des formats E-mail, mais aussi par des outils de messagerie instantanée. Quant aux clés WPA, du fait des nombreuses versions et des problèmes de compatibilité, force est de reconnaître qu’elles ont rencontré un intérêt limité. En conclusion, retenez que lorsque votre ordinateur est connecté à un réseau Wi-Fi d’un aéroport, il peut être connecté à un réseau Wi-Fi destiné à copier vos données et récupérer vos identifiants. J’ai appris que ces faux réseaux utilisent la technique dite du « Evil Twin », prenant des noms généralistes (« Réseau d’Accès Public » ; « Free Wi-Fi »). La seule méthode permettant actuellement de protéger vos données semble être l’utilisation d’un VPN (Virtual Private Network).

Question : Est-ce vrai que le scanner corporel qui vient d’être installé à titre expérimental à l’aéroport est sans danger pour les passagers ?

Réponse : S’il y avait danger, il ne serait, pour le moment, que pour les passagers à destination des Etats-Unis. S’agissant d’ondes millimétriques (bande de fréquence variant entre 24 et 30 gigahertz), elles ne font que traverser les vêtements, avant d’être réfléchies par la surface de la peau. Ne pénétrant pas à l’intérieur du corps humain – contrairement aux scanners à rayons X utilisés en radiologie médicale – elles ne présenteraient donc pas de risque pour la santé des passagers “auscultés”. Cela étant dit, la vrai question à poser, une nouvelle fois, est de savoir quelle est l’utilité d’un tel système ? Certes, il permet de voir ce qu’il y a sous les vêtements, mais pas à l’intérieur du corps, ce qui est pratiqué depuis longtemps par les transporteurs de drogues. Donc, le système n’est pas efficace à 100%. Certes, le passager aura le choix entre la palpation – désagréable pour d’aucuns – et le passage au scanner, mais la palpation, elle également, n’est pas efficace à 100%.

Question : Où puis-je trouver des informations sur le niveau de sécurité des compagnies aériennes ?

Réponse : Sur le site : , vous trouverez l’ensemble des informations émanant d’organisations chargées de la sécurité. Si vous connaissez le nom de la compagnie sur laquelle vous allez voyager, entrez sur le site : .
Pour connaître la liste des compagnies aériennes qui font l’objet d’une interdiction d’ exploitation dans l’Union Européenne, entrez sur : .

Question : Quelles sont les raisons du déclenchement de la grève des contrôleurs aériens qui ont provoqué des perturbations sur l’ensemble du territoire ?

Réponse : Quelques éléments de réponse. Objectif de la France : au-delà de la coopération actuelle, créer, à l’horizon 2012, une structure européenne de contrôle aérien avec cinq autres pays (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne, Suisse), dans le but d’aller vers une plus grande efficacité. Pourquoi ? Parce que le ciel européen possède 27 systèmes de contrôle aérien qui nécessite une modernisation de la gestion du trafic aérien en termes de sécurité, de capacité, d’efficacité et de défis économiques, alors que le trafic pourrait augmenter de 50% dans les 15 prochaines années. Quant aux syndicats, plusieurs d’entre-eux redoutent « des conséquences sociales » pour les 4.400 aiguilleurs du ciel français de la DGAC (Direction de l’Aviation Civile), qui emploie au total 12.000 personnes ayant le statut de fonctionnaires. Sur ce projet de réorganisation du contrôle de la navigation aérienne au niveau européen, les discussions entre la DGAC et les organisations syndicales sur ce projet (baptisé “Fabec” pour “Bloc d’espace fonctionnel d’Europe centrale”) qui ont débuté en automne 2009, n’ont pas abouti, puisqu’il y a eu déclenchement d’une grève.
Deux commentaires :
– Il convient de signaler qu’alors que l’intersyndicale (CGC-CGT-FO-Unsa/Iessa) a demandé l’abandon du projet Fabec, et a donc décidé de lancer un mouvement de grève, le Syndicat National des Contrôleurs Aériens (SNCTA), qui lui, est majoritaire, n’a pas appelé ses adhérents à la grève et a approuvé la démarche, tout en profitant de rappeler qu’il “oeuvrait à la construction d’un service public européen”.
– Étant donné que l’expérience montre que le déclenchement d’une grève ne conduit pas forcément et totalement à satisfaire les revendications exprimées, il est donc surprenant que ce soit ce moyen de protestation le plus habituellement utilisé par les syndicats, alors qu’il existe de nombreuses autres façons de mettre en difficulté son employeur ( jusqu’à ce qu’il engane des négociations), sans pour autant pénaliser une partie de la population !

Question : Que pensez-vous du déclenchement de la grève des aiguilleurs du ciel, qui a fortement pénalisé de très nombreux voyageurs ?

Réponse : Malgré l’obligation de maintenir un service minimum, il n’en demeure pas moins que des millions de personnes sont pénalisées. En effet, l’existence d’un service minimum conduit, de toute façon, à l’existence d’une importante demande insatisfaite. En clair, des milliers d’employés ne pourront pas se rendre sur leur lieu de travail, avec les conséquences néfastes qui en résultent, aussi bien pour eux, que pour les entreprises, que pour le pays. Le problème n’est donc pas résolu !
Pour savoir ce que je pense sur ce sujet, voir ma chronique “Service minimum dans letransport”, de septembre 2007.
Les passagers du transport aérien sont :
– soit des touristes, dont nombreux sont de condition modeste qui, après avoir épargné toute une année, aspirent enfin à réaliser, en famille, leur projet de voyage ;
– soit des hommes et femmes d’affaires qui sont aussi des “travailleurs” de tout niveau (technicien qui se rend sur un chantier pour réparer une machine, agent commercial qui se déplace pour finaliser la signature d’un contrat, artiste qui de déplace seul ou avec son équipe, etc…).
Il faut avoir été présent, parmi eux, dans des aéroports pour bien comprendre la légitimité de leurs réactions négatives contre les mouvements de grève. En plus de ces contraintes insupportables subies par les passagers, il faut ajouter les perturbations résultant de
l’annulation des vols dans toute la chaîne logistique du voyage qui pénalisent les loueurs de voitures, les hôteliers, les fournisseurs d’activités diverses (sportives, culturelles, …), etc… En conclusion , comment ne pas considérer qu’une grève du personnel d’un service public – dont le fondement est la “continuité du service” – soit une prise en otage des citoyens concernés, pénalisant les usagers, les entreprises et le pays, ce qui est donc inacceptable.

Question : Pouvez-vous me dire pourquoi dans un aéroport aussi important que celui de Roissy, il y a des tas de signes de vieillesse : escaliers roulants en panne, ascenseurs poussifs, sièges déchirés ?

Réponse : Rassurez-vous. Aéroports de Paris (ADP) a lancé un important plan d’investissement de rénovation et de transformation qui, à Roissy CDG, s’étalera sur une quinzaine d’années, dont voici quelques composantes !
– Fin 2012, les travaux de rénovation des terminaux anciens seront terminés ainsi qu’un nouveau satellite S4 d’embarquement à l’aérogare “2 E”.
– Fin 2015, le « relooking » des terminaux “A” et “C” à l’aérogare 2 (CDG2), ainsi que la rénovation des zones d’embarquement de “CDG1″ et “CDG2B”, seront achevés.
– En 2019, le terminal “2D” (qui sera fermé fin 2012), sera inauguré après avoir été totalement rénové.
– Vers 2024, un terminal 4, au nord de Roissy-pôle, sera achevé et disposera d’un nouveau VAL, et d’un métro, reliant tous les terminaux.
Sachez également qu’à Orly, à la mi-2015, la rénovation des “halls 3 et 4″ Orly-Ouest sera terminée, celle du “hall 1″ le sera à la mi-2019 et fin 2020, un nouveau satellite international à Orly-Sud entrera en service.

Question : Où peut-on voir le Concorde ?

Réponse : Sur les lieux suivants :
– Le Bourget, au Musée de l’Air et de l’Espace, le 1er prototype F-WTSS001 et le F-BTSD. Ces deux avions sont en parfait état de conservation et une scénographie vivante accompagne les visiteurs qui peuvent monter à bord. (www.museedel’air.org).
– Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, en bordure des pistes (F-BVFF).
– Aéroport d’Orly, en bordure de la Nationale 7, le premier avion de pré-série (F-WTSA).
Association Musée Delta. (museedelta@free.fr).
– Toulouse, 2 exemplaires en zone industrielle EADS/Airbus (F-WTSB et F-BVFC).
– Sinsheim Allemagne au musée Technik Auto et Technik Museum Sinsheim. (www.sinsheim.technik-museum.de) (F-BVFB).
– En Grande Bretagne. 7 exemplaires de British Airways sont exposés, dont 2 sur l’aéroport d’Heathrow (G-BOAA et G-BOAB). Un sur les aéroports de Yevilton (G-BSTT 002) ; de Duxford (G-AXDN) ; de Manchester (G-BOAC) ; de Weybridge (G-BBDG ) ; de Filton (G-BOAF ).
– Aux Etats-Unis : à Washington Dulles Airport (National Air and Space Museum – vww.nasm.si.edu) un Concorde français (F-BVFA) et à New-York, 2 anglais, l’un sur les bords de l’Hudson au musée de l’aviation (www.intrepidmuseum.org) (F-BOAD) et l’autre à Seattle
Renton, sur le terrain de Boeing, au Museum of Flight (www.museumof-flight.org) (F-BOAG).

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