5 août 2020
Air France recrute

Vestes pilotes © DR

Avions sans pilotes et inversement

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galons pilote

Y a-t-il un pilote dans l’avion?

Aujourd’hui, la réponse à cette question est oui, du moins s’il s’agit du bon vieux vol d’Air France, Air Canada ou autre Air Transat que vous prenez pour vous envoler vers Bordeaux, Kalamazoo  ou Dar es Salam. Mais demain, c’est-à-dire dans cinq ou dix ans, rien n’est moins sûr. La Federal Aviation Administration (FAA), qui est l’équivalent américain de Transports Canada, envisage la possibilité d’introduire des avions sans pilote dans l’espace aérien réservé aux liaisons commerciales.

C’est que la technologie permettant de faire voler des avions sans pilotes est déjà bien avancée. Jusqu’à présent, on s’en tenait aux applications militaires et ces appareils qui s’auto-pilotaient ou étaient téléguidés depuis le sol étaient désignés sous le nom de «drones». Ainsi, en 2010, les forces armées américaines géraient un inventaire de 6819 drones et la seule US Navy prévoit un budget de 2 milliards $ pour acheter et entretenir ses avions sans pilotes, pour la période de 2013 à 2015. L’armée française en exploite actuellement une centaine.

La technologie est tellement avancée que la FAA vient d’allouer un budget de 300 000 $ à un spécialiste universitaire, le professeur Wesley Randall, pour qu’il réalise une étude sur l’utilisation d’avions sans pilote dans l’espace domestique. Au départ, on songe surtout à les affecter à des tâches de surveillance (patrouiller au dessus des frontières, par exemple) et, éventuellement, au transport du cargo. Mais l’éventualité de vols Montréal/Paris programmés pour voler sans pilotes ne relève déjà plus de la science-fiction. (D’autant plus que ce serait plus rentable commercialement, puisque ça permettrait d’ajouter quelques sièges de plus pour des passagers.)

Un autre spécialiste, Peter Singer, auteur du livre «Wired fo war» («En ligne pour la guerre») observe que les technologies mises au point à des fins militaires finissent inévitablement à déboucher sur des applications civiles.

On s’est beaucoup interrogé ces dernières années sur l’avenir du métier de journaliste. Le métier de pilote d’avion pourrait bien être également promis à une remise en question.

Source: cyberpresse.ca

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