4 août 2020
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Bonne et mauvaise nouvelle

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Le transport aérien traverse une courte embellie

Les compagnies enregistrent un rebond de leurs profits plus fort que prévu. Un recul est attendu en 2011.

Un chaud et froid a soufflé sur Genève mardi. Une bonne et une mauvaise nouvelle annoncées par l’association internationale du transport aérien (Iata). La bonne? Les compagnies aériennes qui ont subi la pire crise de leur histoire, avec une perte de près de 10 milliards de dollars en 2009, vont rebondir plus haut que prévu.

L’Iata prévoyait en septembre dernier un bénéfice de 8,9 milliards de dollars en 2010. À présent, elle estime que les profits atteindront finalement 15,1 milliards de dollars, soit près du double. Giovanni Bisignani, le directeur général de I’Iata explique cette révision «par les performances extraordinairement solides du troisième trimestre».

L’économiste en chef de l’Iata, Brian Pearce, n’hésite pas à qualifier de «record en dollars» les prévisions pour l’année 2010. Le secteur vient, il est vrai, de traverser une décennie sombre: il a perdu 51 milliards de dollars entre 2001 et 2009. Et la marge dégagée en 2010 ne devrait pas dépasser 2,7%. «Si les compagnies aériennes étaient des organisations caritatives, ce serait un résultat formidable, a ajouté Giovanni Bisignani, mais dans les affaires cela signifie clairement que nous restons un secteur malade.»

L’embellie de l’année ne devrait pas durer, c’est la mauvaise nouvelle. Selon les prévisions de l’Iata dont les 230 compagnies membres représentent 93% du trafic commercial dans le monde, les bénéfices des compagnies aériennes vont à nouveau baisser l’année prochaine pour atteindre 9,1 milliards de dollars. Plusieurs facteurs devraient contribuer à ce ralentissement. D’abord le coût du pétrole dont le prix élevé devrait tourner autour de 84 dollars le baril contre 79 dollars en 2010. Ensuite, la lenteur de la reprise économique en Europe et les mesures d’austérité devraient peser sur les recettes du transport aérien.

Le poids de l’Europe diminue

Globalement, le poids des compagnies aériennes du Vieux Continent est en chute par rapport à l’Asie ou à l’Afrique. Comme le souligne le directeur général de l’Iata, l’Europe a enregistré en 2010 un résultat net de 400 millions de dollars. Or le réseau aérien européen est treize fois plus important que le réseau africain alors que ses bénéfices ne sont que quatre fois supérieurs.

C’est l’Asie qui devient le moteur de la croissance du secteur aérien. Les profits enregistrés dans cette région atteignent des sommets: 7,7 milliards de dollars en 2010. En Bourse, les compagnies asiatiques sont devenues championnes. Le tiercé des capitalisations boursières des compagnies aériennes place ainsi en tête Air China comme la première compagnie au monde. Singapour Airlines occupe la deuxième position suivie par Cathay Pacific.

Et lorsque l’Iata réalise des projections sur l’évolution du nombre de passagers entre 2009 et 2014, l’Asie Pacifique écrase le reste du monde: 360 millions de nouveaux passagers issus de cette région devraient ainsi faire leur apparition pendant cette période dont 280 sur le réseau domestique. En parallèle, ils ne seront que 140 millions en Europe dont 110 millions sur les ­lignes internationales.

Source: lefigaro.fr

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