lundi 27 février 2017

Secourisme — mercredi 14 décembre, 2011 à 14:51

École hôtesse de l'air

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Oxygène

L’oxygène à bord des avions, un article de PNC Contact, hôtesse de l’air et steward

Kit oxygène © DR

CFS Théorie : D40

4 types d’oxygène :

  • Subsistance
  • Premiers secours
  • Protection respiratoire
  • Thérapeutique

Règle générale de pressurisation :

Aucun vol ne doit être prévu à un niveau de vol supérieur au niveau 200 (6000 m) si l’avion n’est pas équipé d’un système de pressurisation capable d’assurer une altitude cabine inférieure ou égale à 3000 mètres (10000 ft) à tous les niveaux de vol prévus.

OXYGÈNE DE SUBSISTANCE:

RÉGLEMENTATION :

L’exploitant ne doit pas exploiter un avion pressurisé à une altitude pression supérieure à 10 000 ft (3000 mètres) à moins qu’il ne soit muni d’un système pouvant stocker et dispenser de l’oxygène de subsistance.

Le système d’oxygène de subsistance doit fournir de l’oxygène pour 100 % des personnes transportées pendant la totalité du temps de vol où l’altitude pression cabine est supérieure à 15 000ft, mais pas moins de 10 mn.

L’oxygène de subsistance est l’oxygène fourni aux occupants d’un avion pour éviter des troubles hypoxiques dus au fait même de l’altitude pour les avions non pressurisés ou d’une dépressurisation accidentelle pour les autres avions et permettre ainsi le maintien à un niveau satisfaisant de leurs activités psychomotrices.

IL EXISTE  DEUX SYSTÈMES DE DISTRIBUTION D’O2 :

  • Circuit gazeux : L’O2 est comprimé en bouteilles situées en soute munies de détendeur permettant de réduire la pression d’utilisation. Un circuit de tuyauteries alimente chaque masque.
  • Circuit chimique : Le système est simplifié par des cartouches d’O2 chimique indépendantes dans chaque bloc passager, qui porte le nom de P.S.U (Passenger Service Unit).

L’Équipement PSU se présente sous la forme du circuit fixe et comporte un nombre de masque plafonnier correspondant :

  • au nombre de sièges + 10 % ;  + 2 masques par office.
  • si l’avion est exploité au-dessus du niveau 300, la présentation des masques doit être automatique et faite avant que l’altitude pression cabine n’atteigne 4600 mètres (15 000ft).

L’oxygène est à débit continu d’environ 2 à 3 litres/min. Ces masques ne sont pas étanches et il y aura mélange de l’ 02 et de l’air ambiant. Raison pour laquelle on n’utilisera pas ces masques en atmosphère vicié (fumée).

Un dispositif avertisseur, capable de prévenir le PNT sans confusion, se déclenche lorsque l’altitude pression cabine dépasse 3000 mètres.

Une présentation et une démonstration de l’utilisation des masques sont obligatoires avant tout décollage.

Dans tous les cas, le PNT peut procéder à une descente des masques électrique depuis le poste, et le PNC à une descente manuelle en ouvrant les blocs P.S.U.
Le fait de tirer sur un masque percute l’alimentation en oxygène de tous les masques du bloc. Il n’est pas possible de stopper le débit d’oxygène.

Si le niveau de vol est égal ou supérieur au FL 250, chaque PNT doit disposer d’un système inhalateur dont la pose et la mise en fonctionnement peuvent être effectuées en moins de 5 secondes en se servant d’une seule main et ne doit pas gêner le port des lunettes.

Note 1 : L’alimentation prévue doit prendre en compte l’altitude pression cabine et le profil de descente pour les routes concernées.

Note 2 : L’alimentation minimum exigée est la quantité nécessaire pour un taux constant de descente à partir de l’altitude maximale certifiée jusqu’à 10 000 ft en 10 minutes et suivie de 20 minutes à 10 000ft.

Note 3 : L’alimentation minimale exigée est la quantité d’oxygène nécessaire pour un taux constant de descente de l’altitude maximale certifiée jusqu’à 10 000 ft en 10 minutes et suivie de 110 minutes à 10 000 ft. L’oxygène requis par le paragraphe OPS 1.780 (a) (1) peut être inclus lors du calcul de la quantité nécessaire.

Note 4 : L’alimentation minimale exigée est la quantité d’oxygène nécessaire pour un taux constant de descente de l’altitude maximale certifiée jusqu’à 15 000ft.

Note 5 : Totalité du temps de vol ou l’altitude pression cabine est supérieure à 10 000 ft mais n’excède pas 14 000 ft après les 30 premières minutes à ces altitudes.

OXYGÈNE DE PREMIERS SECOURS:

L’oxygène de premier secours est obligatoire pour tout avion volant à un niveau de vol supérieur à 250. Il est prévu pour les passagers qui, ayant été alimentés en oxygène de subsistance, éprouvent encore le besoin de respirer de l’oxygène après que la quantité d’oxygène de subsistance ait été épuisée.

Cet oxygène peut être également utilisé sans qu.il y ait eu décompression et ce pour tout autre besoin thérapeutique.

Toutefois il doit être distingué de l’O2 thérapeutique embarqué spécifiquement pour certains passagers.

L’ÉQUIPEMENT PRÉVU :

Débit continu 4 l/mn ou pouvant varier entre 2 et 4 l/min. « S.T.P.D » (Standard Température Pressure and Dry, débit de gaz considéré sec à la pression de 1013 hPa et à la température de 0°C).

L’exploitant n’exploite un avion pressurisé à des altitudes supérieures à 25 000 ft, lorsqu’un membre d’équipage de cabine est requis à bord, que si l’appareil est équipé d’une alimentation en oxygène non dilué pour les passagers qui, pour des raisons physiologiques, pourraient avoir besoin d’oxygène à la suite d’une dépressurisation de la cabine.

La quantité d’oxygène est calculée en tenant compte d’un débit moyen égal à au moins 3 litres/minute/personne STPD, et doit être suffisante pour alimenter pendant toute la durée de vol, après une dépressurisation de la cabine, à des altitudes – pression de la cabine supérieures à 8 000 ft, au moins 2 % des passagers transportés et, en tout état de cause, pas moins d’une personne.

Les systèmes de distribution doivent être en nombre suffisant, en aucun cas moins de deux, et permettre à l’équipage de cabine d’utiliser l’oxygène.

Précaution d’utilisation d’O2 à bord :

  • Prévenir le PNT.
  • Interdiction de fumer dans un rayon de 3 m.
  • Ne pas utiliser l’O2 sur un corps gras.
  • En utilisation normale, ne pas vider totalement une bouteille d’O2.

BOUTEILLE D’O2 – TYPE SCOTT 9800 USA

Scott 9800 USA © DR


CAPACITÉ :

  • 310 litres d’O2 détendu stockés sous une pression de 1800 PSI
  • 120 litres d’O2 détendu stockés sous une pression de 1800 PSI
  • 60 litres d’O2 détendu stockés sous une pression de 1800 PSI

DESCRIPTION :

  • Corps  vert
  • 1 prise d’alimentation à débit continu 4 litres / mn
  • 1 prise d’alimentation à débit continu 2 litres / mn selon le modèle.
  • Un robinet d’ouverture / fermeture.
  • Un manomètre.
  • Une sangle.
  • Soupapes de sécurité.

DURÉE:

Bouteille 310 litres:

  • 1h15 en 4 litres /minutes
  • 2h30 en 2 litres / minutes

Bouteille 120 litres:

  • 30 minutes en 4 litres / minute
  • 1 heure en 2 litres / minute

Bouteille 60 litres:

  • 15 minutes en 4 litres / minute
  • 30 minutes en 2 litres / minute

PRE-VOL :

  • Présence conforme au plan d’armement.
  • Bon arrimage.
  • Présence de la sangle dans l’axe du manomètre.
  • Robinet d’oxygène fermé non bloqué.
  • La pression : aiguille sur la partie rouge (1800 PSI)
  • Présence des obturateurs sur les prises.

MASQUES THERAPEUTIQUES (PAX / premiers secours) :

  • Débit continu, régulier et défini.
  • L’02 se mélange à l’air ambiant.
  • Très légers, se montent uniquement sur les prises à cliquet des bouteilles portatives.

VISITE PRE-VOL :

  • Présence à bord en nombre suffisant.
  • Bon état général sac de conditionnement.

UTILISATION :

  • Sortir le masque.
  • Brancher le tuyau sur la bouteille (sélectionner le débit HI /LO si nécessaire).
  • Brancher le masque sur le tuyau (pour les consommables).
  • S’assurer que l’O2 arrive bien au masque (gonflement).
  • Le positionner sur la tête du PAX en introduisant d’abord le menton.
  • Passer le cordon élastique derrière la tête.
  • Pour les masques jetables,  modeler la barrette métallique sur le nez.

APRÈS UTILISATION :

  • Retirer le masque.
  • Fermer l’02.
  • Débrancher le masque.

Pour les masques jetables : débrancher le tuyau du masque, jeter le masque.

OXYGÈNE DE PROTECTION RESPIRATOIRE:

Obligatoire sur tous les avions de plus de 19 sièges passagers.

Dans tous les avions pressurisés, il y a de l’oxygène de protection respiratoire destiné au Personnel Navigant réglementaire, prévu au manuel d’exploitation, et ce, afin de leur assurer la protection contre la fumée, le gaz carbonique ou tout autre gaz nocif, notamment lors du combat d’un feu. L’autonomie respiratoire doit être au moins de 15 minutes à une altitude pression de 2500/3000 mètres.

Dans le cas des équipements en circuit ouvert, on considérera un débit respiratoire de 30 litres par minute B.T.P.D (Body Température Pressure and Dry), débit considéré sec, à la pression de l’altitude considérée et à la température de 37°C.

ÉQUIPEMENT PRÉVU:

Les équipements doivent couvrir au minimum le nez, la bouche et les yeux, être étanches. Les bouteilles d’oxygène permettent un débit à la demande, (oxygène pur) avec un détendeur ou régulateur.

Le PNT doit disposer d’un équipement fixe ou portatif de protection respiratoire pour une utilisation immédiate lorsqu.il est assis à son poste. Lorsque les procédures d’urgence nécessitent une protection respiratoire entraînant le déplacement d’un PNT celui-ci doit disposer d’un équipement portatif.

Le PNC doit disposer, à proximité immédiate lorsqu.il est assis à son poste, d’un équipement respiratoire portatif.

ÉQUIPEMENTS COMMUNS ET DE QUANTITÉS D’O2 COMMUNES A PLUSIEURS UTILISATIONS:

Au cours d’un même vol, les utilisations d’oxygène prévu pour la protection respiratoire et pour les besoins suivants :

  • Subsistance en cas de dépressurisation.
  • Premiers secours en cas de dépressurisation, sont considérées comme extrêmement improbables.

EN CONSÉQUENCE:

Les équipements de protection respiratoire peuvent, s’ils sont conçus pour les différentes utilisations envisagées, être confondus avec les équipements d’oxygène de subsistance et avec les équipements d’oxygène de premiers secours.

Par contre les équipements portatifs d’oxygène de premiers secours ne peuvent pas être confondus avec les équipements d’oxygène prévus pour l’équipage de conduite en cas de fuite du circuit fixe.

Il est acceptable de prévoir des quantités d’oxygène communes à plusieurs utilisations.

CAGOULE DE PROTECTION RESPIRATOIRE

Cagoule protection respiratoire

La cagoule anti-fumée est un équipement de protection respiratoire spécialement conçue pour le personnel navigant pour :

  • évoluer en atmosphère viciée (fumée à bord, fumée provenant de l’extérieur lors d’une évacuation….)
  • être protégé contre la  fumée, l’hypoxie pendant les éventuels déplacements en cabine après une dépressurisation rapide.

Cette cagoule assure une protection complète de la tête et autorise le port de lunettes, d’une barbe ou même de cheveux longs sans fuite excessive.

L’autonomie du générateur d’oxygène est de 15 minutes. La validité de la cagoule est de 10 ans.

VISITE PRE-VOL :

  • Vérifier que le témoin garantissant le bon état de la  cagoule est VERT.
  • Vérifier la présence du plomb. (Le contrôle s’effectue en général sans ouvrir la porte du logement, mais en vérifiant le témoin à travers un plexiglas incorporé au logement).
  • Bon état général de la boîte de rangement.

Remarque  :  En  cas  de  chute  ou  d’ouverture  accidentelle  de  la  boîte,  il  conviendra  de  vérifier  le  témoin  de contrôle.

UTILISATION :

  • Après avoir extrait la boîte orange de son logement, déverrouiller (casser le plomb) le couvercle.
  • Ouvrir la boîte.
  • Extraire fermement la cagoule de sa boîte. L’enveloppe étanche se déchire automatiquement ce qui facilite la préhension de la cagoule.
  • Saisir la cagoule à deux mains, comme indiqué sur le dessin ci-contre, pouces à l’intérieur au niveau des flèches pour dégager au maximum le trou de passage de la tête.
  • Enfiler la cagoule comme une casquette (visière vers l’avant). Le passage de la tête entraîne le déplacement de la palette qui commande l’arrivée d’oxygène.

L’excès de maquillage doit être évité, sinon le contact corps gras – oxygène pourrait entraîner des brûlures.

OXYGÈNE THÉRAPEUTIQUE

Il est embarqué spécifiquement pour certains passagers. Sa mise en œuvre est assurée par l’accompagnateur ou l’équipage de cabine sur le débit 2 l/mn sauf avis contraire du malade.

Si un passager fait une demande d’emport d’oxygène, le matériel est loué à une compagnie d’assistance qui le met à la disposition du vol concerné.

Ce kit doit être placé sous le siège précédent et arrimé avec la ceinture du siège d’à côté.

Ces informations ne sauraient être garanties comme étant à jour et ne peuvent remplacer les cours de CFS théorique fournis par une école hôtesse de l’air / steward ou ceux disponibles en suivant ce lien.

 

 

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