Pour les alternants en vivier, cette requête avait été formulée à deux reprises l’an dernier (fin 2020) lors des visios PNC avec la direction. De plus un syndicat AF en avait parallèlement fait la demande par écrit.
Malgré cela, aucune mesure n’a été mise en place et les anciens alternants ont du postuler « en externe » pour candidater chez TO.
Cela peut paraitre surprenant car malgré qu’AF et TO fassent partie du même groupe, la gestion des recrutements des deux compagnies reste dissociée, TO passant exclusivement par l’Institut Mermoz pour recruter ses nouvelles recrues.
Je ne peux malheureusement pas te dire si TO « finira un jour » par piocher dans le vivier AF cependant j’en doute fort, les deux compagnies n’ayant a priori pas les mêmes standards en terme de profil de candidats. En effet parmi les ex alternants AF qui ont postulé l’an dernier (Octobre 2020), il ressort que peu d’entre eux ont été pris chez TO durant les sélections de Février/Mars 2021 et sont en carence durant une année sans pouvoir repostuler. Après peut être qu’il y en aura qui seront retenus parmi les ex alternants AF qui ont postulés cette année et qui n’avaient pas postulé l’an dernier ? L’avenir nous le dira…
Concernant les autres en vivier (ex ZI/XL + ceux qui avaient réussi les sélections externe CDI), je pense qu’ils ne devraient pas s’attendre à une éventuelle proposition de poste chez TO et qu’il est préférable qu’ils postulent directement en externe dès qu’une offre est disponible chez TO.
Donc pour conclure, une intégration chez AF pour 2022 c’est définitivement rapé !!! Pour 2023/2024 on va dire que le paysage est plutôt sombre, non pas du fait d’une « non reprise », mais du fait du sureffectif qui ne sera surement pas résorbé d’ici là… Sachant qu’il y a aussi le sujet des fameux 200 PNC Hop qui « selon les prévisions » devraient intégrer AF à partir de fin 2022 ? Affaire à suivre…
J’ai pourtant tenté de te faire comprendre la situation, navré que tu n’es pas saisi les PROFONDS enjeux des négociations actuelles.
Pour faire simple, la compagnie doit RAPIDEMENT démontrer qu’elle est capable de faire des efforts pour améliorer son bilan financier sans rester dans l’immobilisme ou sans attendre bêtement les échéances actuelles.
Deux solutions :
– Soit AF négocie maintenant pour montrer patte blanche et rassurer les marchés financiers. Toutes les parties prenantes (salariés, syndicats et direction) ont conscience qu’il est crucial pour l’avenir de la compagnie d’avoir rapidement les capacités d’investir pour être réactif fasse aux autres majors (IAG, Groupe Lufthansa…), sans parler des Low Cost qui croîent bien plus rapidement que la reprise nominale.
– Soit AF reste dans l’immobilisme et qu’on attend sagement les échéances… Sauf que dans cette configuration là, la direction risque d’être bien plus agressive sur le contenu des négociations du fait du court délai qu’il restera. De plus sans accord, c’est une décision unilatérale de la direction !!!
Alors oui, une reprise est prévue pour 2022, mais les pertes subsistent et la compagnie crame son cash flow alors qu’elle a besoin d’améliorer son bilan (encore une fois pour charmer les investisseurs). Sans compter la hausse du pétrole qui va finir par impacter courant l’année 2022 les dépenses de la compagnie (le prix du kerosène est négocié à l’année).
Donc pour conclure, dans un contexte normal, il n’y avait pas urgence dans la demeure pour lancer dès maintenant les négociations, mais je répète DANS UN CONTEXTE NORMAL !!! Sauf qu’au regard de la situation actuelle plutôt imprévisible, il est plutôt judicieux de verrouiller les accords par anticipation pour éviter toute déconvenue en cas de nouvelle aggravation. Cette manœuvre donne de la visibilité aux PNC jusqu’en 2025 tout en gardant 95% des acquis actuels. Car il ne faut pas oublier que les salariés n’ont plus vraiment de moyens de pression… En effet une éventuelle grève n’est juste pas envisageable hormis pour couler la boite…