Les compagnies aériennes ont du souci à se faire pour les prochains mois au vu de la flambée du baril de pétrole sur les marchés.
La raison principale de cette nouvelle hausse est les sanctions américaines vis-à-vis de Téhéran qui est un des plus gros producteurs mondiaux d’or noir. Le baril de Brent de la mer du nord a pris 1% hier à 74.5$. Selon les derniers commentaires de la banque ANZ :
La réimposition des sanctions américaines contre l’Iran reste le principal moteur à court terme. Les pertes d’approvisionnement pourraient aller de 600.000 à 1,5 million de bpj. Le marché pétrolier devrait rester tendu, malgré l’augmentation de la production de l’OPEP pour compenser les pertes subies ailleurs.
L’administration américaine est très claire sur ses intentions concernant le pétrole iranien. Un haut responsable américain a déclaré :
Nous avons pour politique de ramener le plus de pays possible à zéro le plus rapidement possible. Nous allons travailler avec des pays au cas par cas, mais notre objectif est de réduire le montant des recettes et des devises à destination de l’Iran.
Autant dire que la nouvelle, pour les compagnies aériennes qui sont de grosse consommatrice de pétrole, n’est pas vraiment bonne et que cette hausse pourrait bien plomber les résultats de l’année 2018 si jamais aucune solution n’était trouvée rapidement. Il y a un an le baril de BRENT tournait aux alentours de 50$ contre presque 75$ ce jour.
Si cela devait durer les compagnies aériennes les plus fragiles ne pourront sans doute pas absorber cette hausse et elles disparaitront. Une mutation du transport aérien européen pourrait en découler avec des jeux de fusion acquisition ou les gros deviendraient plus gros et les autres seraient effacés du paysage aéronautique. Est-ce une bonne nouvelle pour le marché aéronautique européen ou pas, l’avenir le dira !
