Que de messages lancés sur ce forum… Que de recherches d’untel ou untel, personnage naviguant, pour une recherche quasi nulle de passagers…
Cela voudrait-il dire que les sentiments que peuvent éprouver les passagers ne sont très majoritairement qu’à sens unique ? Que donc les personnels naviguant sont si professionnels que nous avons le sentiment, en tant que passager, via des regards « particuliers », de petits échanges amicaux et touchants, d’avoir été leur unique préoccupation durant un vol ? Il semblerait bien que oui… Voilà qui pourrait couper la chique à tous ceux qui critiquent les personnels des différentes compagnies !
Bien entendu, si je me retrouve à écrire sur ce forum, mon cas ne fait pas exception… En ce soir du 5 août 2015, après une journée chargée à travailler avec mes collègues de Hong Kong, me voilà prête à embarquer sur le vol AF 0185 de 22h55 en direction de Paris CDG. Le vol commence bien : lors de l’enregistrement, me voilà surclassée en Business (siège 72E). Autrefois habituée à voyager dans cette classe, je m’étais retrouvée en Eco Premium à l’aller suite à des coupes budgétaires dans mon entreprise. Une très très bonne surprise donc. D’autant plus qu’une collègue, en visite pour la 1ère fois à HK et qui n’avait jamais eu l’occasion de tester la Business, se retrouve également surclassée. Arrive la montée dans l’avion. Accueillie par un extrêmement charmant membre de l’équipage (qui s’avèrera je pense être le chef de cabine). Thierry (ça, je le saurai plus tard), un beau brun, barbe très sexy et de grands yeux dans lesquels j’ai adoré me noyer… Je le crois affecté au service d’une autre classe, il s’avèrera qu’il s’occupera de mon rang en Business. Trop cool… Ensuite ? Et bien, c’est à peu près comme dans la majorité des posts de ce forum. On blague un peu, on se sourie. J’ai beau vouloir discuter les 12h30 que dure ce vol avec lui, je tombe de sommeil. Je le retrouve au petit déjeuner, à la sortie de l’avion. Comme beaucoup d’autres ici, je sens la fin du vol proche et je prépare tout un speech avant de quitter l’avion. Et comme beaucoup d’autres ici, je me dégonfle comme une vieille baudruche le moment venu… Je n’aurai pas comme souvenir de ce vol le petit pot de moutarde que j’ai vainement essayé de lui faire dédicacer (il faut dire que ce n’est pas le support idéal pour cela… Et s’il lit ceci, il comprendra peut-être mieux pourquoi un petit mot du commandant de bord m’était complètement indifférent !) mais les quelques échanges que nous avons pu avoir, son sourire avenant, ses magnifiques yeux qui m’ont ensorcelée ou encore le bref contact de ses doigts sur ma main… Bref, je suis redevenue l’instant d’un vol, une vraie godiche d’adolescente.
Je n’ai aucune illusion en postant ce message sur le fait de pouvoir un jour prendre contact avec lui. Je doute fort d’ailleurs qu’il lui parvienne un jour... Et même si c’était le cas, je n’ai plus les atours d’une jouvencelle de 20 ans, ni la grâce qu’on pourrait attendre d’une femme plus âgée (n’allez tout de même pas penser que je suis un vieux débris, mais je sais être réaliste !). Je me doute pertinemment qu’un homme pareil ne côtoie que les femmes les plus superbes (sauf peut-être quelques vieilles copines de jeunesse plus sympathiques qu’attrayantes) et qu’il doit même être marié avec des enfants. Mais j’avais besoin à mon tour, d’envoyer ma bouteille à la mer. Au moins exprimé ce que nous, simples passagers, pouvions ressentir à la sortie d’un vol où nous vous avons rencontré, vous, PNC. Rien à voir avec l’uniforme (ou pas seulement) mais vous marquez très certainement plus les gens que vous ne le pensez. Il était important que vous le sachiez !...
Alors, s’il vous plait, pour que la joie de rentrer chez soi cesse d’être anéantie par le regret de ne plus vous voir, arrêtez d’être aussi prévenants et agréables ! :)
