25 juin 2022
disparition MH370

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Malaysia Airlines MH370, 8 ans après

Alors qu’hier marquait le huitième anniversaire de l’événement tragique du vol Malaysia Airlines MH370

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Hier marquait le huitième anniversaire de l’événement tragique du vol Malaysia Airlines MH370. Les questions se multiplient et les théories qui tentent d’expliquer ce qui est arrivé à l’avion se renouvellent.

« Bonsoir, Malaysian 370  » ont été les derniers mots enregistrés avant que le Boeing 777 ne disparaisse des radars. C’était 40 minutes après avoir quitté Kuala Lumpur pour Pékin le 8 mars 2014. C’est devenu l’un des plus grands mystère de l’aviation.

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Alors qu’hier marquait le huitième anniversaire du tragique événement, les questions se multiplient. Les théories qui tentent d’expliquer ce qu’il est advenu de l’avion se renouvellent. Elles augmentent le malaise des proches des 227 passagers, dont les deux tiers sont de nationalité chinoise.

Une vaste opération de recherche dans le sud de l’océan Indien n’a pas réussi à trouver le fuselage. Et ce malgré une fouille sur 232 000 kilomètres carrés de fonds marins.

Les preuves disponibles à ce jour sont de 27 pièces récupérées sur des plages. A La Réunion, au Mozambique, à l’île Maurice, en Afrique du Sud et à l’île de Pemba (Zanzibar). Seulement trois appartiennent « formellement » à l’appareil.

Parmi les dernières hypothèses, deux ressortent : qu’il ait plongé dans les profondeurs de l’océan Indien, dans une zone plus restreinte que précédemment établie, selon un rapport de décembre dernier. Ou qu’il se soit retrouvé en mer de Chine méridionale après avoir été abattu, comme le défend Florence de Changy dans son livre « The Disappearance Act : The Impossible Case of MH370 » (HarperCollins2021).

Des tests pour une nouvelle recherche du MH370

La première thèse situe l’appareil à environ 2 000 kilomètres à l’ouest de Perth dans le sud de l’océan Indien. Cela selon les recherches de l’ingénieur britannique Richard Godfrey révélées en décembre dernier.

Godfrey, membre du groupe de recherche indépendant de scientifiques et de chercheurs MH370, s’appuie sur des signaux radio WSPR (Weak Signal Propagation Report). Ils n’ont pas été examinés auparavant. Ces derniers détectent les anomalies pouvant être causées par un objet volumineux tel que l’appareil manquant.

Son analyse, qui si elle est vraie limite la zone de recherche à 18 000 kilomètres carrés, est étudiée par les autorités malaisiennes. Ces dernières recherchent davantage de preuves pour lancer une nouvelle opération de recherche.

Le ministre malaisien des Transports, Wee Ka Siong, dans un discours enregistré marquant le huitième anniversaire de la disparition de l’avion, a déclaré :

Il s’agit d’informations crédibles qui peuvent être utilisées pour identifier l’emplacement précis de l’avion.

Wee Ka Siong

Cependant, il a ajouté que davantage de tests sont nécessaires « pour agir avant de commencer une expédition dont nous sommes sûrs qu’elle donnera des résultats ».

L’enquête officielle, clôturée en juillet 2018, a établi que l’avion avait changé de cap manuellement après l’arrêt du système de communication. Elle envisage un acte terroriste ou un suicide-homicide par un membre de l’équipage ou un passager comme cause de la disparition. Cela sans qu’aucune preuve n’ait été trouvée.

Dérive du Malaysia Airlines MH370

Une énigme qui, selon Florence de Changy, « ne tient pas la route », comme l’a confié la correspondante du « Monde » au South China Morning Post, à l’occasion de la publication de son livre de recherche sur le MH370.

De Changy y assure que l’avion non seulement n’a pas effectué de virage vers l’océan Indien, s’écartant de la route prévue, mais a également maintenu sa trajectoire. Il aurait été abattu après avoir ignoré les signaux de déroutement émis par deux avions de surveillance américains Awacs. Cela alors lorsqu’il survolait la mer du sud de la Chine.

Un élément central de l’hypothèse de la journaliste – que certains accusent d’alimenter les théories du complot, bien qu’elle défende la documentation exhaustive de son livre – est une cargaison suspecte de 2,5 tonnes qualifiée de « matériel électronique » qui, parmi des mesures de sécurité fortes et sans passer par aucune scanner, aurait été embarqué sur le vol Malaysia Airlines MH370.

La journaliste française estime que l’intention était de forcer le Boeing à atterrir, décharger cet équipement et reprendre la route. Soupçonnant qu’il pourrait s’agir d’une cargaison volée que les États-Unis ne voulaient en aucun cas voir atteindre la Chine.

Pour l’instant que des théories qui sont loin d’apporter la paix aux proches des passagers du MH370. L’un des grands mystères de l’aviation près d’une décennie après ce « Good night, Malaysian 370 ».

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