samedi 17 novembre 2018

Survie — lundi 12 décembre, 2011 à 11:11

Ecole hotesse de l'air

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Notions de survie

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CCA Théorie formation hôtesse de l’air

DÉFINITION  D’UNE ZONE DÉSIGNÉE:

Régions où, d’après les accords régionaux de navigation aérienne, les opérations de recherches et de sauvetage seraient particulièrement difficiles et où les rescapés d’un éventuel atterrissage forcé se trouveraient en danger du fait des conditions climatiques d’environnement et du manque de moyens de subsistance. En principe, chaque État définit quelles sont les parties du territoire dépendant de sa juridiction qui répondent aux critères précités.

RÉGLEMENTATION :

L’exploitant ne peut exploiter un avion au-dessus de régions où les opérations de recherches et de sauvetage seraient particulièrement difficiles que s’il est doté des équipements ci-après :

  • Équipements de signalisation permettant d’envoyer les signaux de détresse pyrotechniques. (Moyens de signalisation)
  • Au moins un émetteur de localisation d’urgence. (Balise de détresse)
  • Équipements de survie : uniquement si l’aéronef reste à une distance supérieure à 120 minutes de vol d’un aérodrome accessible
  • 2 litres d’eau potable pour chaque groupe, ou partie de groupe de 50 personnes à bord, fournis dans des récipients résistants.
  • Un couteau.
  • Un jeu de codes Sol/Air.

Si on s’attend à des conditions polaires :

  • Un dispositif permettant de faire fondre la neige.
  • Des sacs de couchage pour au moins le tiers de l’ensemble des personnes à bord et des couvertures isothermes pour le reste ou des couvertures isothermes pour l’ensemble des passagers à bord.
  • Une combinaison polaire pour chaque membre d’équipage transporté

OPS 1.835

Équipement de survie

L’exploitant n’exploite un avion au-dessus de régions où les opérations de recherche et de sauvetage seraient particulièrement
difficiles, que si l’avion est doté des équipements suivants:

  • a) équipement de signalisation permettant d’envoyer les signaux de détresse pyrotechniques décrits dans l’annexe 2 de l’OACI;
  • b) au moins un émetteur de localisation d’urgence de survie [ELT(S)], capable d’émettre sur les fréquences prévues dans l’annexe 10 de l’OACI, volume V, chapitre 2;
  • c) un équipement de survie additionnel pour l’itinéraire à suivre, en tenant compte du nombre de passagers à bord.
  • Les équipements prévus au point c) peuvent, toutefois, ne pas être embarqués, si:
    • 1) l’avion reste à une distance d’une zone où les opérations de recherche et de sauvetage ne sont pas particulièrement difficiles, inférieure à une distance correspondant à:
      • i) 120 minutes de vol à la vitesse de croisière pour les avions capables de poursuivre leur vol jusqu’à un aérodrome avec une panne du ou des moteurs critiques en un point quelconque de la route ou des déroutements planifiés; ou
      • ii) 30 minutes de vol à la vitesse de croisière pour tous les autres avions; ou;
    • 2) l’avion est certifié selon les spécifications de certification figurant dans CS-25 ou d’autres normes équivalentes et ne s’éloigne pas au-delà de la distance correspondant à 90 minutes de vol, à la vitesse de croisière, d’un site où un atterrissage d’urgence peut être effectué.

SURVIE EN ZONE POLAIRE

II faut faire ressortir l’épave en répandant tout autour de la … fluorescéine ou en signalant sa position par tous moyens disponibles.

LE FROID :

L’agression principale est le froid.

  • Si l’épave est habitable, démonter les fauteuils et gonfler les canots à l’intérieur de la cabine.
  • Si l’épave est inhabitable, gonfler immédiatement les canots et toboggans (risque de givrage des têtes de bouteilles).
  • Réaliser des abris à partir des canots recouverts de neige (igloo) ou en faisant des trous dans la neige (prévoir une aération).
  • Protéger le corps avec des vêtements non serrés et secs.
  • Protéger la nuque, les yeux, la tête et le bas du visage.
  • Garder pieds et mains au sec (attention surtout aux extrémités à cause des gelures).
  • Avant chaque effort, alléger la tenue et revenir au calme progressivement pour éviter un refroidissement trop rapide du corps.
  • Ne pas rester immobile à l’extérieur des abris.

Le froid tue plus vite que la soif :

  • Si la température du corps descend à 32°C, il y a perte de connaissance
  • Si la température du corps descend à 30°C, il y a perte de connaissance et une rigidité musculaire
  • Si la température du corps descend 27°C : Signes prémonitoires de la mort.

La déperdition thermique dans l’eau est 25 fois supérieure à celle subie dans l’air. Elle est encore plus rapide si la nuque est immergée.

ACCIDENTS DUS AU FROID :

  • Les gelures (voir programme secourisme).
  • La cécité des neiges : aveuglement temporaire.
  • Syncope : due au givrage de la muqueuse nasale.

LA DÉSHYDRATATION :

La déshydratation est mortelle quand la perte d’eau atteint 20% du corps. Les enfants et les personnes âgées sont  particulièrement sensibles  à  la  déshydratation.  Elle  provient  d’un manque d’eau,  d’un manque de  sel, d’une combinaison d’un manque d’eau et de sel ou d’un apport massif de sodium dû à une mauvaise élimination de celui-ci par les reins. Le corps se déshydrate régulièrement par les fonctions naturelles (respiration, sudation, mictions, grossesse et allaitement) et les fonctions accidentelles

. Faire fondre de la neige mais ne pas sucer de glace. La glace d’eau douce est blanche ou bleutée, la  glace d’eau de mer a des reflets verts.

. Boire des boissons chaudes. Il est interdit de boire de l’alcool qui entraîne une vascularisation des vaisseaux sanguins. Afin d’économiser les réserves d’eau, le vin et la bière peuvent être mélangés dans les proportions suivantes : 1/4 de vin et 3/4 d’eau, 1/3 de bière et 2/3 d’eau. Donner au minimum 1/2 litre d’eau par jour et par PAX. L’idéal est de boire 1 litre par jour. Des fonds de gobelet seront distribués toutes les 2h.

LA FAIM :

C’est une nécessité absolue d’absorber de la nourriture, le froid épuisant rapidement l’énergie. On trouvera cette nourriture dans le lot de survie et avec les vivres prélevés dans l’épave.

ÉQUIPEMENTS SPÉCIFIQUES :

Si on s’attend à des conditions polaires prévoir un dispositif permettant de faire fondre la neige.

SURVIE EN ZONE DÉSERTIQUE

Lorsque plus aucun risque d’incendie n’existe, il faut  suivre les consignes des premières heures de survie. Le campement se fera impérativement près de l’épave si c’est possible. Il faut gonfler les canots, dans un endroit dégagé et indiquer une zone de parachutage à l’aide des panneaux sol-air. Enfin, il faut prendre les dispositions nécessaires contre les agressions principales :

LA CHALEUR :

  • Ne pas séjourner, de jour, à l’intérieur de l’épave où la température est très élevée.
  • Profiter de l’ombre créée par les dessous d’ailes, les gros débris, les couvertures et les canots aménagés.
  • Protéger la nuque et les yeux et prévoir un foulard ou un morceau d’étoffe pour envelopper le visage en cas de vent de sable.
  • Protéger le corps par des vêtements amples.

De jour,  pour les rescapés actifs, la durée de vie en zone désertique est de :

  • 6H à 48°C
  • 12H à 43°C
  • 20H à 38°C

LA DÉSHYDRATATION :

  • Établir un plan de rationnement en tenant compte du lot de survie, des boissons restant éventuelle en triant à bord (réserves d’eau et jerrycans, réservoirs de structures) et des moyens extérieurs – positionner les liquides à l’ombre sous surveillance d’un PN.
  • Couper largement d’eau les jus de fruit (toute boîte ouverte doit être immédiatement consommée).
  • Les survivants doivent rester allongés sans parler ni fumer et les déplacements ne seront tolérés qu’après le coucher du soleil.
  • Compenser la perte en sel, dont le besoin sera fonction de la boisson ingérée. Des dragées tonihydratantes se trouvent dans la boîte de matériel de secours; à défaut, le sel de table peut être utilisé.
  • Utiliser du clonazone ou de l’halazone pour purifier l’eau puisée dans la nature.

Ces dragées, ou sel, sont à utiliser, dans les conditions suivantes :
Eau rationnée à 1 litre par jour : pas de sel,
Eau rationnée à 2 ou 3 litres par jour : 1 gramme par litre,
Eau à volonté (après parachutage) : 5 grammes par litre pour les 3 premiers litres et 1 gramme par litre supplémentaire.

LE FROID :

Dans l’épave, si elle est habitable, ou bien les canots. Se vêtir le plus chaudement possible. Faire du feu et se serrer les uns contre les autres. En région sablonneuse, creuser des trous et s’y étendre avec une couverture. Ne pas garder des vêtements mouillés.

LA FAIM :

  • Ne compter que sur les aliments provenant du bord.
  • Ne pas manger si l’on ne dispose pas, au minimum, d’un litre d’eau par personne et par jour.
  • Si l’on ne peut faire qu’un seul repas par jour, le faire après le coucher du soleil.

LA SURVIE MARITIME

La survie en mer n’est concevable qu’à bord d’une embarcation. Il est interdit de se baigner. Le dépôt de sel provoquant des irritations. Il faut être attentif au moral des passagers : le temps de recherche et de sauvetage est fonction du lieu de l’accident.

L’agression principale est la déshydratation, les dangers extérieurs sont le mal de mer et les requins.

Même chaudement habillé un homme qui est resté immerge est virtuellement condamné à mort

  • Durée de survie dans de l’eau à 0°C : 1/4 heures
  • Durée de survie dans de l’eau à 10°C : 1/2 heures
  • Durée de survie dans de l’eau à 15°C : 2 à 4 heures

Le fond du canot doit être asséché et gonflé et le canot gardé le plus  propre possible afin de limiter les risques d’infection.

LA DESHYDRATATION :

Boire est la préoccupation dominante des naufragés : la déshydratation due aux troubles accidentels et à la sudation doit être limitée.

  • Kit de survie et boissons du bord,
  • L’eau de pluie,
  • L’eau de rosée,
  • L’eau de condensation,
  • L’eau déchlorurée
  • Jus de poissons (par pression ou incision)
  • Eau de mer (moins d’un demi-litre par jour pendant 4 jours)

LE FROID :

  • Tordre les vêtements mouillés à l’embarquement et les remettre,
  • Mettre des vêtements chauds (amples)
  • Fermer les ouvertures canots, mais aérer régulièrement (toutes les 2 heures)

LA CHALEUR :

  • aérer les canots en l’orientant dans le vent à l’aide de l’ancre flottante.
  • Protéger particulièrement la tête et la nuque avec une serviette que l’on pourra maintenir humide (à cause des risques d’insolation).

LA FAIM :

  • II est possible de se nourrir avec ce qui a été prélevé dans l’épave et dans les lots de survie.
  • Tous les poissons crus sont bons à la consommation à l’exception du requin, des raies et des poissons vénéneux.
  • Ne jamais manger le foie des poissons crus quels qu’ils soient. Il est trop riche en glycogène, matière organique voisine de la composition de l’amidon et qui contient des vitamines A et D en excès.
  • Tous les oiseaux sont comestibles. Plumer et dépiauter les oiseaux de mer.

SURVIE EN ZONE FORESTIÈRE

Les problèmes de survie sont comparables à ceux de la zone désertique, le comportement des survivants sera donc le même ; certaines agressions cependant, ne présenteront pas la même importance. Les écorchures seront immédiatement soignées. La faune abondante autour des points d’eau présente un danger.

LA DESHYDRATATION :

Difficulté de trouver facilement de l’eau qu’il faudra impérativement désinfecter avec des produits spéciaux (chloramine sodique au toluène).

LA CHALEUR :

  • Créer de l’ombre,
  • Protéger la nuque et les yeux,
  • Protéger le corps par des vêtements amples.

LA FAIM :

Ne compter que sur les vivres provenant du lot de survie et du bord, l’apport extérieur sera difficile pour les non-initiés.

LA FORET ÉQUATORIALE :

Les arbres, d’une hauteur de 70 à 80 mètres, laissent peu de chance de localisation en cas d’atterrissage forcé.

En ce qui concerne les survivants, ils devront :

  • Rallier impérativement une clairière assez vaste pour pouvoir utiliser les moyens de signalisation.
  • Faire un feu très fumeux s’ils entendent un bruit de moteur d’avion (sous la voûte des arbres, c’est le seul signal possible).
  • Faire un feu, également, pour protéger les survivants contre les animaux ; la fumée éloignera les  moustiques et les flammes les gros animaux.
  • Suivre un cours d’eau dans sa descente s’ils veulent essayer de sortir de la foret La marche en forêt équatoriale est exténuante, la chaleur et l’humidité épuisant rapidement les forces.
Ces informations ne sauraient être garanties comme étant à jour et ne peuvent remplacer les cours de CFS théorique fournis par une école hôtesse de l’air / steward ou ceux disponibles en suivant ce lien.

 

 

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15 Commentaires

  1. Siwar Glai dit :

    Maryline Maucieri Lola Dolores Toscano Norhene Grira Célia Rugland révisions mdrrr

  2. J’ai même pas commencée mdrrr

  3. Damini Patel dit :

    Orelie Harris souvenir souvenir..

  4. Cela pourrait servir en Antarctique

  5. mddrrrrr jsuis contente d’être débarrassé courage pas choupette ????

  6. Le kit polaire en porte 5 sur 747

  7. Tom Grienenberger Laurent Mast Romain Raymond Charlotte Chmr Lucie GD Auréa Waves Manoa Keani aller on lache rien !!!

  8. Marie Tohoun dit :

    Maxime Maunier bons souvenirs mm si ça n’aura servi à rien tout ça

  9. Lucie GD dit :

    Merci de penser à nous ? on va essayer j’espère que le 13 sera la bonne ?

  10. On l’aura. Cette fois c’est la bonne ?

  11. Margaux Vtr pour te rappeler de bons souvenirs

  12. Hicham Aichi dit :

    Y’a pas de raison que vous l’ayez pas, si vous parlez du CCA

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