samedi 17 novembre 2018

Survie — dimanche 11 décembre, 2011 à 9:37

Ecole hotesse de l'air

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Canot de sauvetage

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© Accident Investigation Board Finland

CCA Théorie formation hôtesse de l’air

RAPPEL :

L’exploitant ne peut exploiter un avion survolant une étendue d’eau et s’éloignant d’un aérodrome se prêtant à un atterrissage d’urgence d’une distance supérieure à :

  • 120 mn de vol à la vitesse de croisière ou 400 nm – la plus courte des deux – pour les avions capables  de poursuivre leur vol jusqu’à un aérodrome en cas de panne du ou des moteurs critiques survenant en tout point de la route ou des déroutements prévus.
  • Ou 30 mn de vol à la vitesse de croisière ou 100 nm – la plus courte des deux – pour tous les autres avions.

Que si les équipements ci-dessous sont embarqués :

  • Des canots de sauvetage en nombre suffisant pour transporter l’ensemble des personnes se trouvant à bord.
  • La flottabilité et la capacité doivent permettre d’accueillir l’ensemble des occupants de l’avion en cas de perte  d’une des embarcations.

Ces canots doivent être équipés de :

  • Balise lumineuse.
  • Un équipement de survie.
  • Au moins deux émetteurs de localisation d’urgence.

La capacité en places assises doit permettre de contenir tous les occupants de l’avion dans le cas de perte d’une des embarcations de capacité maximale. De plus, la flottabilité doit être suffisante dans le cas où une déchirure se produirait, pour que tous les occupants soient maintenus hors de l’eau.

 Le canot Switlik RA 300002 : Sa capacité est de 30 personnes.

DESCRIPTION :

  • Deux postes d’embarquement.
  • Lampe de signalisation (autonomie 24 heures).
  • Collecteur d’eau de pluie.
  • Tuyaux de raccordement bouteilles tores.
  • Bouteille de gonflage.
  • Aspirateurs.
  • Saisine.
  • Sangles de retournement.
  • Bouteilles de gonflage du mat.
  • Valve de gonflage manuel du mat.
  • Fond gonflage.
  • Poche à eau (stabilisateurs).
  • Ancre … flottante.
  • Haussière.
  • Tranchet insubmersible.
  • Cordage d’amarrage et percussion bouteilles.
  • Marche d’abordage.
  • Pile hydroélectrique.

Le conteneur de survie est fixé sur le fond du canot, dans la saisine. Le système de gonflage de ce canot est complété par des aspirateurs. En effet, il existe une bouteille pour chaque tore et une bouteille assurant le gonflage du mat. Ces aspirateurs apportent le complément nécessaire au gonflage correct de ce canot en aspirant de l’air extérieur. Le système de gonflage du mat est indépendant du système de gonflage des tores. Un cordage d’environ 15 mètres permet  l’arrimage à l’avion et sert de percussion de la bouteille de gonflage.

Le canot RFD 36 places :

Il est presque identique au Switlik avec quelques différences :

  • Le mat est solidaire des tores. En effet, une conduite partant du tore supérieur amène le CO2 en tête du mat.
  • La bouteille de CO2 doit assurer la totalité du gonflage. Il n’y a pas d’aspirateurs.
  • Il n’y a pas de marche d’abordage, un système de sangles en forme d’échelle la remplace.

 UTILISATION :

  • Préparation cabine
  • Annonce PNT à 30 secondes de l’amerrissage « position d’impact ».
  • Une fois l’avion immobilisé et les moteurs éteints, les pax requis retiennent le …flux des passagers.
  • Le PNC vérifie les conditions extérieures par le hublot. Si danger se diriger vers l’issue du côté opposé.
  • Si pas de danger, désarmer le toboggan et entrouvrir la porte de 5 cm environ.
  • Si l’eau rentre refermer la porte et se diriger vers l’issue du côté opposé.
  • Si l’eau ne rentre pas ouvrir la porte en grand.
  • Prendre le canot et l’arrimer à l’aide du filin à un point fixe à proximité de la porte.
  • Le jeter à la mer, il doit se gonfler automatiquement. S’il ne se gonfle pas, tirer fortement sur le filin par lequel le canot est attaché.
  • La bouteille de CO2 est alors percutée et le canot se gonfle.
  • Faire évacuer les pax requis en premier en leur faisant gonfler les gilets au passage de l’issue (ils seront au point d’assistance, le PNC au point de commandement).
  • Les pax requis devront obturer la Valve de Venturi à l’aide du bouchon situé sur le mat du canot.
  • Faire évacuer les passagers en leur faisant gonfler les gilets (« sautez gonflez »). Vérifier que les passagers n’emportent pas de bagages ni chaussures.
  • Faire une check cabine et check au poste de pilotage.
  • Prendre les balises de signalisation en priorité et des vivres si le temps de permet.
  • Le PNC gonfle son gilet et monte dans le canot.
  • A l’aide du tranchet insubmersible, couper le filin d’amarrage et s’éloigner de l’épave d’au moins 100 mètres. (Le filin d’amarrage est doté d’un dispositif permettant de se couper automatiquement dès lors qu’il y a 180 kg de pression (point de rupture)).
  • Regrouper les canots à l’aide de la haussière, mettre en place l’ancre flottante, la balise de signalisation et organiser la survie (assécher le fond du canot etc.).

RETOURNEMENT DU CANOT :

Si le canot se gonfle à l’envers:

  • Le PNC au passage de l’issue gonfle son gilet. Il le dégonflera légèrement pour faciliter la sortie du dessous du canot.
  • Positionner le canot face au vent (coté bouteille de gonflage)
  • Monter sur le canot, se placer debout, les pieds sur le tore de la bouteille de gonflage, les jambes légèrement écartées pour avoir un bon équilibre et une bonne stabilité.
  • Prendre la sangle de retournement et peser de tout son corps en donnant des mouvements de balancier d’avant en arrière
  • Aidé du vent, le canot se retournera.
  • Le PNC ne lâche pas la sangle de retournement et sort du dessous du canot.
  • Suivre ensuite le filin d’amarrage pour retourner à la cabine et superviser l’évacuation

OPS 1.830

Canots de sauvetage et ELT de survie pour les vols prolongés au-dessus de l’eau

  • a) L’exploitant n’exploite un avion survolant une étendue d’eau et s’éloignant d’un aérodrome se prêtant à un atterrissage d’urgence d’une distance supérieure à:
    • celle correspondant à 120 minutes de vol à la vitesse de croisière ou à 400 milles nautiques, la plus courte des deux, pour les avions capables de poursuivre leur vol jusqu’à un aérodrome, avec cas de panne du ou des moteurs critiques en un point quelconque de la route ou des déroutements planifiés; ou
    • celle correspondant à 30 minutes de vol, à la vitesse de croisière ou à 100 milles nautiques, la plus courte des deux, pour tous les autres avions; que si les équipements prévus aux points b) et c) sont embarqués.
  • b) Des canots de sauvetage en nombre suffisant pour transporter toutes les personnes à bord. Sauf si l’avion transporte un nombre supplémentaire de canots de sauvetage d’une capacité suffisante, la flottabilité et la capacité au-delà de la capacité nominale des canots doit permettre d’accueillir la totalité des occupants de l’avion en cas de perte d’une des embarcations ayant la plus grande capacité nominale. Les canots de sauvetage doivent être équipés des éléments suivants:
    • une balise lumineuse de survie; et
    • le matériel de survie, y compris les moyens de subsistance adaptés à la nature du vol concerné; et
  • Au moins deux émetteurs de localisation d’urgence de survie [ELT(S)], émettant sur les fréquences prévues dans l’annexe 10 de l’OACI, volume V, chapitre 2.
Ces informations ne sauraient être garanties comme étant à jour et ne peuvent remplacer les cours de CFS théorique fournis par une école hôtesse de l’air / steward ou ceux disponibles en suivant ce lien.

 

 

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