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Amerrissage suite

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Crash avion

Crash avion © DR

CCA Théorie formation hôtesse de l’air

PRÉPARATION DU MATÉRIEL DE SÉCURITÉ ET DE SURVIE

En fonction de l’équipement de l’avion et du lieu de l’accident, si l’avion n’est pas complet.

LE PNC DOIT :

Selon le cas, préparer :

  • Le matériel individuel de sauvetage.
  • Le matériel collectif de sauvetage.
  • La et les balises de survie.

En prenant soin que ces équipements ne puissent pas créer une gêne à l’évacuation, ou présenter des risques de projection.

Nb : Si le temps imparti pour la préparation est trop faible, le PNC essaiera de procéder malgré tout à une préparation aussi complète que possible.

ACTIONS PRIMORDIALES

  • Juguler la panique
  • Sélectionner PAX requis / l’informer et le positionner)
  • Interdire tout déplacement dans la cabine
  • Préparer les PAX au crash (position de sécurité)
  • Dégager les issues et les cheminements
  • Informer les PAX

Si le temps imparti ne permet qu’une seule action, il faut préparer les PAX au crash (position de sécurité).

ACTIONS FINALES

LE PNC DOIT :

  • Contrôler l’exécution des consignes et rendre compte au Commandant de Bord lorsque la préparation est terminée.

Si le temps le permet – donner à boire.

  • Après l’annonce effectuée par le Commandant de Bord de l’amerrissage ou l’atterrissage forcé 1 minutes avant l’impact, s’asseoir et s’accrocher aux emplacements prévus dans les consignes du manuel d’exploitation.
  • Donner l’ordre aux PAX de prendre la position de sécurité à prendre avant crash.
  • 30 secondes avant l’impact, le chef de cabine crie «CRISPEZ-VOUS».

DIFFICULTÉS RENCONTRÉES EN CABINE :

Deux sortes de panique sont possibles ; elles seront jugulées par l’exemple et l’autorité des membres de l’équipage,

  • La panique positive : manifestée par un réflexe de peur.
  • La panique négative : elle laisse les passagers figés et sans réaction au moment d’évacuer.

D’autre part, la décélération a un effet nuisible sur :

  • Les structures (sièges, cloisons peuvent être amenées à bougées)
  • Les matériels mal fixés, ou déposés dans les porte-bagages non fermés (blessures, encombrement des voies d’évacuation)
  • Les occupants de l’avion.
  • Le feu, la fumée et la gêne de communication entre membres de l’équipage sont également des difficultés auxquelles l’équipage peut avoir à faire face.

DANGERS COMPLÉMENTAIRES EXTÉRIEURS

Le feu :

  • Peut avoir pris en vol :  L’aggravation est moindre en cas d’amerrissage. Peut prendre au cours de l’amerrissage : En cas de feu, il y a des risques d’éclatement des toboggans au moment de l’évacuation. En mer, les risques sont presque nuls.

Pendant l’amerrissage, il se produit une décélération importante. La mise en œuvre des matériels et l’évacuation des naufragés sont rendues difficiles, fonction de l’état de la mer.

Le vent :

Celui-ci aggrave le feu et  peut rendre difficile l’ouverture des issues et le déploiement des toboggans.

Détérioration de l’épave :

II y a possibilité de rupture de l’épave ou que le revêtement extérieur de l’épave soit froissé. En mer, il y a de gros risques de détérioration des embarcations (canots ou slide / raft). Le bord de fuite des ailes peut être dangereux, il est préférable d’assurer l’évacuation du côté bord d’attaque.

Position de l’épave :

Elle peut être variable et imprévisible.  Lors d’un amerrissage, le temps de …flottaison de l’épave est très variable allant de quelques secondes à plusieurs heures.

 ORDRE ÉVACUATION

Il est donné dès l’immobilisation complète de l’appareil:

  • Par le commandant de bord s’il n’y a aucun danger évident.
  • Par le PNC hiérarchiquement responsable lorsqu’un danger évident apparaît (position anormale de l’épave – destruction partielle de l’épave, feu ou fumée en cabine – amerrissage)  A défaut de celui-ci par tout autre PNC.

Les ordres donnés aux passagers seront brefs, précis et positifs. Évacuer le plus rapidement possible par toutes les issues utilisables.

CHOIX DES ISSUES DE SECOURS

  • Coté de la cabine le plus proche du rivage (si proximité de la cote)
  • Attention à la ligne de … flottaison
  • Côté opposé à la lame et au vent, si l’état de l’épave le permet

Issues prioritaires :

  • Pour les avions équipés de canots de sauvetage : issues d’ailes en priorité, portes d’accès et de service et les autres ensuite
  • Pour les avions équipés de slide / raft : issues équipées de slide / raft en priorité, issues d’ailes, les autres ensuite.

Le PNC responsable passe le message suivant au public address :
« DÉBOUCLEZ VOS CEINTURES – LAISSEZ VOS BAGAGES – DIRIGEZ-VOUS VERS LES ISSUES DE  SECOURS »       A l’attention des PNC : « OUVREZ LES ISSUES DE SECOURS ».

Certain avions sont équipés d’un signal sonore d’évacuation.

LE PNC DOIT (aider par les PAX requis) :

  • Ouvrir les issues de secours adéquates après avoir  vérifié les conditions extérieures (absence de danger, feu, seuil de porte sous l’eau, houle)
  • Mettre en œuvre les moyens d’évacuation collectifs (canots de sauvetage – si le temps de flottabilité le permet).
  • Diriger immédiatement l’évacuation et vérifier le gonflage des gilets au franchissement de l’issue si l’évacuation est imprévisible distribuer gonfler et faire mettre les gilets enfants – bébés et berceaux pneumatiques dans la cabine.
  • Procéder à l’embarquement des PAX (si les embarcations ont été mises en œuvre – temps de …flottabilité le permettant – pratiquer si possible à un embarquement de pieds secs).

Si l’avion n’a pas de moyen de sauvetage collectif (embarcations), le PNC regroupera les PAX dans l’eau, faire une ronde, interdiction formelle de rejoindre la cote à la nage.

Dans certains cas utilisation possible des toboggans comme engins …flottants.

L’évacuation terminée :

  • S’assurer qu’il ne reste personne en cabine
  • Si nécessaire et si cela n’a pas été fait, se charger du matériel de survie et de la balise de survivance que l’équipage de conduite s’assure avoir bien évacué.
  • Évacuer et rejoindre les PAX
  • Regrouper et maintenir les PAX éloignés à environ 100 mètres de l’épave

Un amerrissage forcé non préparé est généralement consécutif  à :

  • Une sortie de piste au décollage (par exemple à la suite d’une accélération-arrêt, ou à l’atterrissage trop long, éclatement d’un pneu)
  • Un feu à bord
  • Collision.
Ces informations ne sauraient être garanties comme étant à jour et ne peuvent remplacer les cours de CFS théorique fournis par une école hôtesse de l’air / steward ou ceux disponibles en suivant ce lien.

 

 

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