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Actu — mardi 18 avril, 2017 à 10:26 — 4 Commentaires

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La FNAM tire la sonnette

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La FNAM tire la sonnette d’alarme et demande indirectement aux contribuables de payer, un article de PNC Contact, hôtesse de l’air et steward

Logo FNAM © FNAM

Les présidentielles arrivent et tout le monde y va de son rapport pour être entendu et peut être voir ses vœux se réaliser lors de la prochaine mandature. La FNAM, Fédération Nationale de l’Aviation Marchande, y va donc de son rapport que certain jugeront alarmiste quand d’autres le trouve juste réaliste.

Les compagnies aériennes françaises ont perdu des parts de marché depuis les années 1990 et l’arrivé sur le cout et moyen-courrier des low-cost. Du côté du long-courrier c’est la concurrence des compagnies aériennes du Golfe qui sont responsables du déclin.

La FNAM a donc décidé de tirer la sonnette d’alarme. Trop de taxes, trop de charges, des aéroports trop vieux et un Etat trop indiffèrent. Tel est le résumé.

Le secteur aérien supporte en effet beaucoup de taxes. De la taxe Chirac a celle pour la sureté des aéroports, c’est les compagnies aériennes françaises qui paient. Ce serait donc à l’Etat, donc aux contribuables, de payer selon le rapport de la FNAM.

Les charges sociales sont évidemment mises en avant. La France est un pays ou le travail est surtaxé et ce n’est pas Mélenchon qui va améliorer ce point. Quoi qu’il en soit les compagnies aériennes françaises ont des couts salariaux bien supérieurs à ceux des voisins européens ou même mondiaux. Si le pétrole représente une part importante des charges d’une entreprise les salaires aussi et avec de tels écarts la compétition est difficile.

Comme il est impossible de faire augmenter les charges patronales des pays qui exploitent des lignes de et vers la France c’est à la France de baisser les charges salariales du secteur de l’aérien selon la FNAM. Ce serait donc aux contribuables de payer la facture…

Les aéroports parisiens sont des monuments historiques, loin de pouvoir rivaliser avec les concurrents européens ou même internationaux. L’Etat doit absolument revoir sa copie pour pouvoir proposer des infrastructures correctes dans les années à venir, le transport aérien doit tripler d’ici 2050 !

Dans ce rapport qui préconise donc que l’Etat prenne en charge le delta de compétitivité et autres taxes et investissement il n’y a pas grand-chose sur les efforts que doivent faire les compagnies aériennes françaises et c’est bien dommage…

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4 Commentaires

  1. Icare dit :

    « il n’y a pas grand-chose sur les efforts que doivent faire les compagnies aériennes françaises et c’est bien dommage » : et oui c’est bien la limite de ce genre d’exercice.
    Au final il est plus simple voire simpliste de faire appel à l’Etat et aux contribuables…
    Encore un rapport qui calera une armoire d’un ministere.

  2. Christophe dit :

    Que ceux qui doutent de l’importance des taxes et charges sociales se penchent sur les résultats du groupe AF/KLM. La comparaison entre les deux compagnies est édifiante : KLM gagne plus d’argent avec un chiffre d’affaire inférieur, la marge s’établissant à presque 7% aux Pays-Bas contre 2,4% chez nous. Bien entendu, il n’y a pas que la problématique charges sociales et on pointe aussi l’écart de taxes (aéroportuaires entre autres). Mais si AF avait le même environnement économique que sa consoeur, certains disent que le gain de bénéfice atteindrait 700 millions d’euros, chiffre à peu près constant dans le temps…
    A un moment ou les gens s’étripent sur le choix du futur président, il est important de mettre ce chiffre en perspective : la politique permet ou bride l’emploi comme l’investissement. C’est la raison pour laquelle KLM se développe avec des coûts de personnel supérieurs à ceux d’AF, tandis que AF perd des parts de marché malgré les efforts demandés à ses salariés.

    En résumé, dans la course à la survie, certains partent avec des chaussures et des vêtements légers quand d’autres ont des bottes et des ceintures de plomb… Evidemment, ceux qui ont des bottes râlent, mais avant de les juger, il faut essayer de les comprendre !

  3. Icare dit :

    « certains » : merci de préciser qui ?
    Quand une direction fait preuve d’amateurisme en étant incapable de vérouiller en amont un accord en demandant à un conseil juridique indépendant la faisabilité d’un projet stratégique :
    On évite en tant que PDG de AF-KLM d’interpeller la même semaine l’Etat sur l’environnement externe.
    On remet déjà de l’ordre dans sa propre maison et on tire les conclusions de ses mauvais choix manageriaux.

  4. La Belgique a perdu sa compagnie nationale pour les mêmes raisons qui menacent Air France aujourd’hui: pouvoir syndical surpuissant et charges sur le travail, affaiblissant la compagnie nationale face à ses concurrents dans un marché européen libéré. Le grand gagnant est le consommateur lambda qui est devenu boulimique en matière de voyages aériens. L’ironie d’une entreprise de taille mondiale dans son secteur vouée à la disparition n’échappera à personne. Les solutions sont à trouver en interne, et non pas à blâmer le grand méchant loup émiratien ou autre. Il est minuit, dirait le Docteur Schweitzer.

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