mercredi 26 avril 2017

Actu — vendredi 20 février, 2015 à 10:10 — 3 Commentaires

Ecole hotesse de l'air

NOS ECOLES PARTENAIRES

Air France, du mieux mais faut continuer

Air France doit poursuivre ses efforts si elle veut recoller au peloton de tête…, un article de PNC Contact, hôtesse de l’air et steward
Air-France-Airbus-A320

Air France Airbus A320 © Air France

Les chiffres de 2014 d’Air France ne sont pas bons, ils sont moins mauvais que ceux de 2013 mais le résultat est toujours dans le rouge malgré les efforts consentis par les salariés dans le cadre de Transform 2015. Transform 2015 c’est une réduction des couts de production de 8% entre 2012 et 2015, cela qui représente environ 1 milliard d’économie. Transform 2015 c’est 30% de vols court et moyen-courrier en moins et 23% de l’offre tout cargo qui disparait.

Parmi les bonnes choses il y a Transavia et son trafic en constante augmentation avec de nouveaux avions à venir, une nouvelle classe affaires… Mais les chiffres sont là et Air France n’arrive pas à rattraper son retard vis-à-vis des compagnies du Golfe ou même vis-à-vis des majors européennes. L’écart de cout unitaire entre Air France et les compagnies du Golfe est de 30 à 40% mais, et peut-être plus inquiétant, il est de 18 à 19% avec IAG (British Airways et Iberia) ou encore de 5 à 6% avec Lufthansa.

Les raisons de ce surcout seraient les charges salariales mais aussi des salaires plus importants que ceux des concurrents pour des postes équivalents, des sureffectifs et des conditions d’utilisation des employés d’un autre Age. Un surcout mis en avant concerne les escales point à point. Le surcout y serait de 19 à 52% par rapport aux low-costs en fonction des cas ! La deuxième source de surcout serait les navigants. Pour les pilotes le surcout serait de 27% et pour les hôtesses de l’air de 39%. Ce serait le résultat de salaires plus élevés, de plus de jours de repos et de congés et d’une population plus âgée et donc mieux payées (étude de 2013 sur un panel de compagnies aériennes, source les Echos).

Air France a fait savoir qu’il fallait encore réduire les couts de 1.5% par an jusqu’en 2017 afin de revenir au niveau de la Lufthansa qui est juste devant Air France et non pas dans les meilleures mondiales.

Ecole hotesse de l'air

NOS ECOLES PARTENAIRES

3 Commentaires

  1. Christophe dit :

    La plupart des compagnies qui « marchent » en ce moment sont des compagnies qui ont un régime fiscal favorable ! Il est étonnant que ADJ ne l’ai pas remarqué… Son silence sur ce point coûte cher et laisse peu de chance à l’entreprise. Il est tout de même scandaleux que ce soit l’APNA, une association plus ou moins proche d’un syndicat, qui fasse l’effort d’aller expliquer au gouvernement que notre fiscalité nous condamne à moyen terme !!! N’oublions pas que la marge moyenne dans l’aérien est inférieure à 5% quand les charges pèsent entre 600 et 800 millions par année pleine…

  2. cr dit :

    @christophe :

    Notre gouvernement est tout à fait au courant au contraire.
    Le rapport de Bruno Leroux (Chef de file des députés PS) est sur le bureau du Président depuis des semaines et force est de constater que son effet se fait attendre.

    Tout le monde sait qu’AF est une vache à lait.
    Quand bien même la productivité serait accrue de 50 %, les gouvernements successifs trouveraient des taxes pour alourdir le bilan : CDG Express , Taxe Chirac (dont AF est le contributeur à hauteur de 80 %), augmentation des taxes ADP qui préfere aller minimiser ses impôts à l’étranger…

    Bref, on peut toujours dire Af par ci AF par là… tant que la situation politique ne sera pas assainie sur ce dossier, ce sera difficile. (et ce, quel que soit le gouvernement, il n’y a aucun message dans ces quelques lignes…)

  3. Christophe dit :

    @cr

    Le Rapport Leroux n’a pas été poussé par ADJ mais par une association créée par l’APNA… C’est bien là le problème ! Je vois mal comment ADJ pourrait faire pression sur le gouvernement et faire des vagues alors qu’il est certainement promis à un beau cabinet ou un beau poste de PDG d’une entreprise nationale après 2017. Tant que l’état aura une part d’AF, rien n’avancera : ni accords avec des compagnies étrangères auxquelles l’actionnariat étatique fait peur, ni nomination d’un VRAI PDG.

Laisser un commentaire

Publicité
Recherche
Publicité
Publicité
Publicité