lundi 01 septembre 2014

Secourisme — Lundi 19 décembre, 2011 à 12:16

Les malaises

Angoisse, tétanie…, un article de PNC Contact, hôtesse de l’air, Steward, formations et informations.

Fosphenytoin © Domaine Public

CCA Théorie formation hôtesse de l’air

MALAISE VAGAL

DEFINITION :

Passager qui se sent mal à l’aise, pas bien, sans autre précision.

SYMPTOMES :

  • Pâleur du visage
  • Traits tirés
  • Sensation de tête vide
  • Vertiges
  • Nausées
  • Accompagnés parfois de chaleur ou froid
  • Pouls présent et rapide
  • Respiration calme
  • Pas de cyanose
  • Conscience conservée
  • Angoissé – agité

CIRCONSTANCES :

  • Mauvaise digestion
  • Troubles hépatiques
  • Troubles intestinaux
  • Douleurs abdominales
  • Vomissements

ORIGINE EVIDENTE :

  • Appréhension du vol
  • Attente prolongée avant le vol
  • Privation d’un repas
  • Excès alimentaire
  • Excès d’alcool
  • Surmenage avant le départ
  • Début du mal de l’air

Origine inconnue ou plus complexe:

Premiers symptômes d’une maladie débutante dont le PAX n’a aucune connaissance. Toutes les pathologies débutent par une phase de malaise, d ou la difficulté d’en établir l’origine, en vol les malaises rencontrés à bord sont le plus souvent issus des causes d’origines évidentes énoncées précédemment.

INSTALLATION :

  • Demi assis ou en position de repos siège incliné ou centre de gravité de l’avion.
  • Favoriser la ventilation au niveau de la bouche individuelle plafond
  • Dégrafer les vêtements : col, cravate, ceinture
  • Rafraîchir
  • Donner un verre d’eau sucrée, anti-nauséeux  pour prévention du malaise hypoglycémique et mal de l’air
  • Prévoir sacs vomitoires
  • Laisser à la diète en attendant une amélioration
  • Calmer, réconforter, rassurer
  • Surveiller l’évolution du malaise vers une amélioration confirmée souvent rapide, ou vers des complications traduisant le début d’une autre affection.

MALAISES HYPOGLYCEMIQUES

Très souvent rencontré en vol chez des passagers qui n’auraient rien absorbé comme alimentation avant et durant le vol.

LA TETANIE

CAUSES DECLENCHANTES :

  • La conséquence d’une crise d hyperventilation non traitée à temps ;
  • Le manque de calcium magnésium.

MANIFESTATIONS CLINIQUES :

  • Des troubles sensitifs : fourmillements, picotements de la région péribuccale, des extrémités et des mains.
  • Des troubles moteurs : spasmes, secousses musculaires, contractures de la face et des mains et des doigts, visage crispé.
  • Des troubles respiratoires : gorge serrée, oppression respiratoire, à la recherche de l’air, possibilité de contractures thoraciques.

TRAITEMENT DE LA CRISE :

  • Rassurer le PAX par une attitude ferme
  • Dégrafer le col de chemise
  • Position demi assise
  • Faire respirer du CO2 dans un sac de papier ou de plastique
  • Surveiller l’évolution vers une amélioration ou complication

Le PAX se plaint de maux de tête, de gêne visuelle et picotements au niveau des doigts, agité, ressent une impression de vertige = un début de crise de tétanie. Pour éviter la survenue d’une crise on peut faire respirer le PAX dans un sac vomitoire. Elle est due à un manque de CO2.

 MAL DE L’AIR

II est caractérisé par un déséquilibre neuro-végétatif avec vertiges et troubles digestifs. Les facteurs déclenchant les mécanismes en cause dans le mal de l’air sont très proches de ceux du mal de mer ou naupathie, mal de voiture, mal de l’espace.

CAUSES :

  • Le  vol
  • Roulis, tangages, rafales verticales, trous d’air et accélérations sont susceptibles de déclencher le mal de l’air chez les passagers.
  • La cabine
  • Odeurs de tabac, confinement de l’air, chaleur, bruit, vibrations, sont aussi à l’origine du mal de l’air.
  • Le passager
  • L’âge : l’enfant et la femme enceinte sont plus exposés
  • Le nourrisson est très peu souvent touché par le mal de l’air du fait de sa position couchée à bord
  • La fatigue physique
  • Le manque de sommeil
  • Les excès de nourriture ou le je.ne
  • Les excès d’alcool
  • L’appréhension du vol, l’angoisse
  • L’inoccupation

SIGNES CLINIQUES :

  • Phase prémonitoire
  • Malaise général sans localisation précise
  • Pâleur
  • Bâillements répétés, sueurs froides
  • Sensations vertigineuses
  • Phase confirmée
  • Nausées avec fatigue intense
  • Déglutition fréquente
  • Apparition de vomissements

TRAITEMENTS :

  • Phase  prémonitoire et confirmée
  • Demi assis
  • Caler la tête de façon à ce qu’elle reste immobile
  • Placer le passager au centre de gravité de l’avion
  • Dégrafer les vêtements
  • Favoriser la ventilation
  • Laisser vomir, sacs vomitoires
  • Ne pas donner à manger
  • Donner une médication appropriée avant les vomissements
  • Pour prévenir du mal de l’air, installer le PAX en position demi assise, tête appuyée, vêtements desserrés, coton dans les oreilles et masque de repos.

MÉDICAMENTS UTILISES CONTRE LE MAL DE L.AIR :

À bord, vous trouverez dans les trousses de premiers secours des dragées antinaupathiques qui n’agiront que dans les 20 à 30 minutes qui suivent l’ingestion et qui provoquent une légère somnolence pendant 3 à 4 heures, leurs temps d’action étant d’à peu près 6 heures.

 LES DIARRHEES

La diarrhée se définit par l’émission de selles trop rapides et trop liquides. Il existe quatre types de diarrhées :

  • La diarrhée osmotique est provoquée par la présence dans l’intestin de substances entraînant un appel d’eau dans le grêle ou le colon.
  • La diarrhée sécrétoire est provoquée par des pertes excessives d’eau et d’électrolytes secondaires à la stimulation de la sécrétion et/ou à l’inhibition de l’absorption au niveau du grêle ou du colon.
  • Les diarrhées par troubles de la motricité intestinale regroupent deux mécanismes distincts. En cas de ralentissement du transit, se développe une pullulation bactérienne chronique responsable de plusieurs effets nocifs ; En cas d’accélération du transit, on constate une diarrhée motrice due le plus souvent à une colopathie fonctionnelle ou des causes endocriniennes et nerveuses. Ces diarrhées motrices se caractérisent par des selles de volume modéré mais un nombre élevé d’exonérations avec besoin impérieux, surtout après les repas. Le jeùne et les freinateurs du transit suppriment la diarrhée.
  • Les diarrhées par altération de la muqueuse sont provoquées par des lésions qui peuvent aller de la destruction isolée de la bordure en brosse de la cellule intestinale (par une atteinte virale), à l’abrasion de la paroi intestinale avec inflammation, ulcérations (entérite nécrosante et colites), en passant par l’atrophie villositaire complète (maladie cœliaque).

 LES VOMISSEMENTS

Le vomissement consiste en une expulsion, par la bouche, du contenu de l’estomac. Cette expulsion résulte de la stimulation d’une zone nommée « centre du vomissement » et située dans le bulbe rachidien. Le centre du vomissement, une fois stimulé, déclenche un processus complexe qui vise à expulser le contenu de l’estomac. Lors de la mise en branle de ce processus, les muscles abdominaux et le diaphragme se contractent, écrasant ainsi l’estomac. L’un des deux orifices de l’estomac, celui qui ouvre le passage de la nourriture vers les intestins (le pylore), se ferme, tandis que l’autre, celui qui ouvre le passage de la nourriture vers la bouche (le cardia), s’ouvre. Le contenu de l’estomac ne peut alors qu’être expulsé par la bouche.

Le vomissement est généralement précédé de nausées, mais peut aussi être accompagné de douleurs à l’estomac, de douleurs à l’abdomen, d’une hypersalivation, de palpitations cardiaques, plus rarement de migraines, d’une raideur dans la nuque, de fièvre, d’étourdissement et même d’évanouissement.

La durée et l’intensité de ces symptômes associés varient selon les cas et les individus. Cependant, ces sympt.es sont à examiner beaucoup plus attentivement lorsqu’ils affectent une personne âgée ou un jeune enfant. De plus, il est à noter que des complications graves nécessitant une hospitalisation peuvent survenir lors du processus.

ANXIETE

L’anxiété est un symptôme ressenti comme un sentiment pénible et vague d’attente d’un danger imprécis, toujours imminent. Cette souffrance s’accompagne très souvent de signes somatiques variés qui dominent parfois le tableau clinique : ce sont surtout des signes respiratoires, cardiaques, digestifs, urinaires, neurologiques. On dit que les patients somatisent leur angoisse, c’est-à-dire qu’ils l’expriment par leur corps.

Pour essayer de cerner au mieux les contours de l’anxiété généralisée (ou névrose d’angoisse) une définition très précise en a été donnée.

La névrose d’angoisse est un état anxieux chronique ou l’angoisse est présente plus d’une journée sur deux, depuis au moins six mois. Elle est indépendante d’une situation phobogène (pouvant provoquer des phobies, des angoisses), d’une crainte obsédante comme dans la névrose obsessionnelle, et elle n’émaille pas l’évolution d’un trouble psychotique ou dépressif. Elle comporte au moins six symptômes parmi une liste de dix-huit :

  • Tremblements, tressautements ou impression de secousses ;
  • Tension, douleurs ou endolorissement musculaires ;
  • Fébrilité ;
  • Fatigabilité ;
  • Souffle coupé ou sensations d’étouffement ;
  • Palpitations, tachycardie ;
  • Transpiration ou mains froides et moites ;
  • Sécheresse de la bouche ;
  • Étourdissements ou lipothymies ;
  • Nausées, diarrhée ou gène abdominale ;
  • Bouffées de chaleur ou frissons ;
  • Pollakiurie ;
  • Boule dans la gorge, difficultés de déglutition ;
  • Sensation d’être survolté ou à bout ;
  • Réaction de sursaut exagéré ;
  • Difficultés de concentration ou trous de mémoire ;
  • Difficultés d’endormissement ou sommeil interrompu ;
  • Irritabilité.

TRAITEMENT

Le traitement de fond repose sur la psychothérapie et la relaxation. Les tranquillisants ou anxiolytiques (benzodiazépines notamment) sont utilisés par périodes.

 ASTHME

L’asthme est une maladie caractérisée par des crises de suffocations intermittentes, une hypersécrétion des bronches et des spasmes au niveau des muscles respiratoires. Sa cause la plus fréquente est l’allergie. La victime est angoissée. Elle présente une respiration difficile et sifflante.

TRAITEMENTS :

  • Mettre le passager en position demi-assise
  • Desserrez les vêtements pour faciliter la respiration
  •  puis rassurez le passager
  • Si le passager a ses médicaments sur lui, veillez à ce qu’elle les prenne bien (mettez les lui éventuellement dans la main).
  • Si le passager a des difficultés à parler, si ses lèvres deviennent bleues ou si son pouls s’accélère  faire un appel médecin.

CONVULSIONS, CRISE D’EPILEPSIE

DEFINITION :

L’épilepsie est une maladie nerveuse chronique caractérisée par des crises de convulsions. Les facteurs déclenchant ces crises sont nombreux et peuvent être par exemple l’oubli du traitement, le manque de sommeil, l’ingestion d’alcool etc. …

LES SYMPTÔMES :

La victime perd brutalement connaissance en poussant souvent un cri. Ses muscles se contractent et son corps se raidit. Ensuite surviennent des convulsions qui affectent d’abord les membres, puis qui s’étendent au tronc et à la tête. Quand les convulsions cessent (généralement après quelques minutes), les muscles se relâchent (provoquant parfois une perte des urines). Après la crise proprement dite, la victime peut présenter un état de confusion et de somnolence et ne pas se souvenir des faits.

LE TRAITEMENT :

Il faut protéger la victime des blessures que la crise pourrait provoquer et pour cela écarter d’elle tous les objets contre lesquels elle pourrait se cogner. Protégez sa tête à l’aide d’un coussin ou d’un vêtement roulé pour prévenir un éventuel traumatisme crânien (le mieux est si possible d’allonger la victime sur un lit ou un canapé). Lui mettre un bâillon (mouchoir roulé, tube de caoutchouc, etc…) entre les dents, pour éviter qu’elle ne se morde la langue pendant ses convulsions. Si cela s’avère trop difficile, ne pas insister car risque de bris de dents.

Une fois que les convulsions ont cessé, placez la victime en position latérale de sécurité si elle est inconsciente.

CRISE DE NERFS

DEFINITION :

Une crise de nerfs peut être un moyen de manifester une souffrance psychique et d’attirer l’attention sur soi. Avec des personnes particulièrement fragiles sur le plan psychologique ces crises ont tendance à se répéter.

Une crise de nerfs peut également être une réaction exceptionnelle face à un choc émotionnel intense, une situation traumatisante ou une frustration.

LES SYMPTÔMES :

La victime hurle et pleure, sa respiration est saccadée. Elle peut se rouler par terre et avoir un comportement violent.

LE TRAITEMENT :

Restez calme et n’élevez pas la voix. Éloignez l’entourage, ou isoler la victime dans un endroit tranquille et si possible faiblement éclairé. Allongez la victime et lui parler pour la rassurer. Rafraîchissez la éventuellement en appliquant sur son front des compresses d’eau froide.

Ne jamais agir par la force (pas de gifle, de douche froide, ni d’éclat de voix).

 HYPERVENTILATION

Le voyage aérien est assez souvent une source d’angoisse (excessive excitation, contrariété très vive, peur, angoisse) ; celle-ci va déclencher une augmentation du rythme respiratoire. Il en résulte une élimination trop importante de gaz carbonique (CO2). De plus, en altitude, il existe une tendance naturelle à l’hypocapnie (diminution de la quantité de gaz carbonique dans le sang). L’hyperventilation est à l’origine d’une perte excessive en CO2.

MANIFESTATIONS CLINIQUES :

  • Respiration trop rapide et trop ample, haletante
  • Malaise général avec sensation de gorge serrée
  • Agitation et anxiété, avec vertiges et impression d’instabilité

Pâleur, sueurs froides, maux de tête sont les signes habituellement rencontrés, ils peuvent s’aggraver:

  • Brouillard visuel
  • Fourmillements dans les mains
  • Contracture de la face et des extrémités
  • Oppression respiratoire et contractions thoraciques
  • Froid

Complication possible : Crise de tétanie (Ne pas donner d’oxygène)

TRAITEMENT :

  • Rassurer le PAX par une attitude ferme
  • Dégrafer le col de chemise
  • Le faire mettre en position demi-assise sur son siège
  • Demander au PAX de ralentir sa respiration et de la contrôler
  • Lui faire respirer du CO2 dans un sac en papier ou plastique jusqu’à ce qu’il ait repris son rythme respiratoire normal.

Une crise d’hyperventilation peut être provoquée par : une excessive excitation, une contrariété très vive, la peur et l’angoisse du voyage aérien.

Ces informations ne sauraient être garanties comme étant à jour et ne peuvent remplacer les cours de CFS théorique fournis par une école hôtesse de l’air / steward ou ceux disponibles en suivant ce lien.

 

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